Précarité: Faute d'argent, les jeunes sont de plus en plus nombreux à sauter un repas ou à renoncer à se soigner

SOCIAL Selon un rapport alarmant de la Croix-Rouge, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à sauter un repas ou à renoncer à se soigner…

20 Minutes avec agences

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En France, un nombre croissant de jeunes et d'étudiants renoncerait à se soigner faute d'argent, selon la Croix-Rouge Française (illustration).
En France, un nombre croissant de jeunes et d'étudiants renoncerait à se soigner faute d'argent, selon la Croix-Rouge Française (illustration). — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Des étudiants contraints de sauter des repas, d’autres qui renoncent aux soins faute d’argent, des jeunes en zone rurale qui annulent des entretiens d’embauche faute d’argent pour payer le transport : la Croix-Rouge française tire la sonnette d’alarme sur la précarisation des jeunes adultes en France, dans un rapport publié mercredi.

Dans ce document baptisé « Pacte Santé 2017 », l’association d’aide humanitaire constate que les jeunes français sont de plus en plus souvent confrontés à un dilemme : choisir entre manger ou se soigner.

Un jeune sur cinq renonce à se soigner

Pour Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge française, faire une croix sur les dépenses de santé relève d’une « priorisation malheureuse » de la part de personnes « paupérisées ».

En France, un jeune sur cinq a renoncé aux soins. « Or un premier indice de la précarité est de ne pas se faire soigner. 13 000 étudiants parisiens sautent quatre à six repas par semaine, faute de pouvoir se les payer », indique-t-il, citant des chiffres compilés par la Croix-Rouge.

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La Croix-Rouge aide de plus en plus de jeunes

Dans les 700 épiceries solidaires de l’association, où les produits s’achètent à tarif réduit, la part des moins de 25 ans est passée de 11,9 % en 2015 à plus de 13 % en 2016. Une augmentation qui constitue « un marqueur important de la précarité des jeunes », selon Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge.

Pour ces bénéficiaires, le « reste pour vivre moyen » (la somme dont dispose un foyer en fin de mois une fois les charges fixes payées), ne dépasse pas 85 euros. Une somme avec laquelle il faut encore pouvoir se nourrir et se vêtir, pointe le rapport.

L’association appelle l’Etat à prendre conscience de la nécessité « d’augmenter ses financements pour la promotion de la santé ».