Transports de carburants: Fin de grève en vue

ESSENCE « Des avancées significatives » auraient été « obtenues » après la réunion au ministère…

N. Se. avec AFP

— 

Illustration dans une station essence.
Illustration dans une station essence. — FREDERIC SCHEIBER / 20 MINUTES

Terminées la chasse au trésor et les interminables files d’attente. Fabrice Michaud, porte-parole de la fédération CGT des transports, a ce estimé jeudi matin que « la reprise » du travail dans les dépôts de carburants devrait être « effective » dans la journée.

« Normalement la reprise devrait être effective. On devrait en principe retrouver une situation normale aujourd’hui » (jeudi), a-t-il ajouté à l’AFP, en précisant toutefois que des assemblées générales étaient toujours en cours.

>> A lire aussi : Découvrez les stations-service touchées près de chez vous

La CGT salue « des avancées significatives » après une réunion au ministère

Mercredi soir, à l’issue d’une réunion de trois heures au ministère des Transports (en l’absence de la ministre Elisabeth Borne, en déplacement dans l’Ouest avec Emmanuel Macron), la CGT, à l’initiative d’une grève depuis vendredi dernier, avait salué « des avancées significatives », notamment un calendrier précis de discussions.

Le mouvement de grève et les barrages filtrants ont ralenti l’activité de plusieurs dépôts franciliens, avec des conséquences sur de nombreuses stations service. Mercredi, le gouvernement avait demandé aux automobilistes de ne pas céder à « la panique ». La ministre des Transports Elisabeth Borne avait reconnu « certaines difficultés d’approvisionnement » mais pas de « pénurie » et demandé aux automobilistes « de conserver leurs habitudes de consommation de carburant ».

Au centre du conflit, figurent la spécificité du transport de matières dangereuses et les conditions de travail, la CGT Transports revendiquant notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l’heure et un treizième mois, une demande partagée par l’ensemble des syndicats. En outre, « sur les aspects de la classification et de reconnaissance du métier spécifique de matières dangereuses, là aussi nous avons un calendrier extrêmement clair qui nous amènera jusqu’au 10 juillet. Et dès le 19 juin, nous allons enfin discuter avec le patronat sur la reconnaissance de spécificités des métiers dont celui de matières dangereuses », a indiqué la CGT par la voix de Jérôme Vérité.
Les représentants de la CFDT, Thierry Douine et Patrick Blaise, ont appelé le gouvernement, qui s’est saisi du dossier mercredi, « à jouer pleinement son rôle » pour garantir « la même règle du jeu » chez tous les transporteurs.