Tombe du général De Gaulle vandalisée: Deux personnes en garde à vue

ENQUETE Les faits sont passibles d'une peine de cinq ans de prison...

20 Minutes avec AFP

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Un individu a brisé la croix qui surplombait la tombe de l'ancien président.
Un individu a brisé la croix qui surplombait la tombe de l'ancien président. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

L’acte a choqué l’ensemble de la classe politique et de nombreux Français. Deux personnes, un homme et une femme, ont été placées en garde à vue mardi soir dans l’enquête ouverte après la dégradation volontaire de la tombe du général de Gaulle samedi à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne), a-t-on appris de source judiciaire.

Cinq personnes au total ont été interpellées mardi vers 20H00, dont deux ont été placées en garde à vue, a précisé à l’AFP le parquet de Chaumont, confirmant une information du journal Le Parisien. On ignore où ont eu lieu ces interpellations. Le procureur de la République, Frédéric Nahon, devrait s’exprimer devant la presse mercredi en fin d’après-midi, a-t-on indiqué de même source.

Un acte filmé

Depuis dimanche, la section de gendarmerie de Reims, chargée de l’enquête, recherchait un homme d’une trentaine d’années qui, samedi après-midi, était monté sur la tombe du général de Gaulle, dans le cimetière de ce village de Haute-Marne, et avait brisé la croix religieuse qui y était érigée. La scène a été filmée par une caméra de surveillance destinée à protéger la sépulture du chef de la France Libre, brutalement décédé en 1970.

L’homme avait ensuite gagné la sortie du cimetière où, selon plusieurs témoins, l’attendait une femme à bord d’une voiture. "On pense qu’il s’agit avant tout d’un individu dérangé", avait déclaré dimanche à l’AFP le maire de Colombey, Pascal Babouot. Ces faits sont passibles d’une peine allant jusqu’à 5 ans de prison.