La France a accueilli un premier réfugié tchétchène homosexuel

ACCUEIL Plusieurs autres réfugiés devraient être accueillis…

Manon Aublanc

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Une manifestante tient une pancarte pour demander à Emmanuel Macron d'aborder le sujet de la persécution des homosexuels en Tchétchénie, devant l'ambassade de Russie à Paris, le 23 mai 2017.
Une manifestante tient une pancarte pour demander à Emmanuel Macron d'aborder le sujet de la persécution des homosexuels en Tchétchénie, devant l'ambassade de Russie à Paris, le 23 mai 2017. — BENJAMIN CREMEL / AFP

« Le premier réfugié tchétchène homosexuel est arrivé sur le sol français », a déclaré ce lundi Joël Deumier, le président de SOS Homophobie, au micro de FranceInfo. Ce dernier a souligné qu’il est arrivé « au même moment que M. Poutine », en déplacement à Versailles pour rencontrer Emmanuel Macron.

Selon le président de SOS Homophobie, il s’agirait d’un début, puisque plusieurs autres réfugiés tchétchènes homosexuels devraient être accueillis. « Ça va continuer », a-t-il annoncé. D’après Emmanuel Macron, interrogé sur la persécution des gays en Tchétchénie lors de la conférence de presse donnée conjointement avec le chef d’Etat russe, Vladimir Poutine a promis la « vérité complète sur les activités des autorités locales ».

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« Nous ne pouvons plus accepter ce discours de négation par la Russie contre les homosexuels »

En avril dernier, le journal russe Novaïa Gazeta avait révélé que plusieurs homosexuels avaient été arrêtés et persécutés par les autorités tchétchènes. Depuis, trois associations françaises ont déposé plainte pour génocide auprès de la Cour pénale internationale. Ces révélations avaient été démenties par le gouvernement russe.

« On entend M. Poutine dire qu’il a lancé une enquête, que ce n’est pas vrai, qu’il n’y a pas d’exactions ni de crime contre les homosexuels. C’est totalement faux ! Nous ne pouvons plus accepter ce discours de négation par la Russie contre les homosexuels », a dénoncé Joël Deumier au micro de FranceInfo.

L’association SOS Homophobie aurait « appuyé [le] dossier » de ce réfugié « auprès des autorités françaises » et « attesté le fait que c’est bien un persécuté homosexuel », a expliqué son président. Ce lundi matin, Amnesty International avait appelé Emmanuel Macron à aborder la question des crimes commis contre les homosexuels en Tchétchénie avec Vladimir Poutine.