Barrages filtrants, risque de pénurie de carburant... Les conducteurs de matières dangereuses en grève ce lundi

SOCIAL Lancé vendredi, ce mouvement social risque de paralyser les routes et  «70 à 80%» des stations service franciliennes sont «en risque de rupture de stock», selon un sydicaliste...

20 Minutes avec AFP

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La station service Total de la route de Pornic à Bouguenais.
La station service Total de la route de Pornic à Bouguenais. — Google maps

Voilà qui risque de compliquer la tâche des automobilistes ce lundi matin de reprise après le long pont de l’Ascension. Les conducteurs de matières dangereuses (carburant, gaz, produits chimiques…) poursuivent ce lundi leur mouvement de grève déclenché vendredi. Objectif ? Réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.

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Barrages filtrants et raffineries bloquées

Selon Fabrice Michaud de la CGT Transports, le mouvement a repris lundi matin avec notamment le blocage de la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) et du dépôt de la Rochelle.

En Ile-de-France, des barrages filtrants ont également été mis en place devant huit des neuf dépôts pétroliers de la région. Les grévistes « essaient de convaincre les conducteurs » de se joindre au mouvement et le trafic est « ralenti », a indiqué Fabrice Michaud, qui a estimé la proportion de grévistes « aux alentours de 70 % ».

« 70 à 80 % » des stations-service sont « en risque de rupture de stock »

Toujours en Ile-de-France, « 70 à 80 % » des stations-service sont « en risque de rupture de stock, contrairement au discours rassurant de l’Ufip (Union française des industries pétrolières) », a par ailleurs affirmé le responsable CGT.

Les grévistes sont « motivés », d’autant que « nous n’avons toujours pas d’écho de la partie patronale, même pas le principe d’une rencontre », a poursuivi Fabrice Michaud, en dénonçant le « mépris » du patronat.

Selon lui, les opérateurs de chargement et déchargement (des camions) du groupe Total « envisagent » aussi de se mettre en grève, sur les sites de Pont-les-Valence, Gennevilliers, Toulouse et Valenciennes.

Quelles sont les demandes des grévistes ?

Avec cette grève, la CGT-transport entend pousser les organisations patronales du transport routier (FNTR, TLF, OTRE) à « négocier » l’insertion dans la convention collective du transport routier de « spécificités » propres aux matières dangereuses.

Soulignant que certains conducteurs « font 56 heures par semaine », elle demande notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l’heure et un treizième mois. La CGT-transport dit attendre depuis le 10 mai une réponse à ses revendications.