SNCF: Les TGV vont bientôt être rebaptisés… pour s’appeler inOui

TRANSPORTS Dans le cadre de cette refonte, le site voyages-sncf va être également repensé et rebaptisé «Oui.sncf»…

H. B. avec AFP

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Illustration d'un train TGV de la SNCF en gare de Rennes.
Illustration d'un train TGV de la SNCF en gare de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il y a du changement dans l’air à la SNCF. La compagnie ferroviaire a annoncé ce vendredi que son offre TGV allait prochainement changer de nom pour s’appeler inOui. Dans le cadre de cette refonte, le site voyages-sncf va être également repensé et rebaptisé « Oui.sncf ».

« Ça se fait par étapes », a détaillé Guillaume Pepy, le président de la SNCF. « Ça démarre le 2 juillet », avec l’ouverture de la ligne Paris-Bordeaux, « et ça sera pour 80 % terminé fin 2018, et totalement début 2020 ». On va « passer un cap de qualité de service », promet le président de la SNCF, évoquant un « chantier industriel, (…) un chantier de transformation ».

« On baptise un service qui aujourd’hui n’a pas de nom »

« C’est sans augmentation de prix, il ne s’agit pas d’en faire un produit de luxe », a assuré le président de la SNCF. « Le TGV reste le nom du train et du système, on continuera à dire : « Je suis dans le TGV ». Ce qu’on fait simplement c’est qu’on baptise un service qui aujourd’hui n’a pas de nom », a expliqué le patron du groupe public.

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« On veut donner un nom pour que les gens voient que ça bouge, que ça se transforme », a détaillé la directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard, qui parle d’une « transformation vers le service ». Les agents sont formés « pour les faire évoluer vers le service, leur faire adopter une nouvelle posture vis-à-vis des voyageurs, qui est plus attentive, plus attentionnée », à bord ou à quai.

La SNCF va miser gros sur Ouigo, « son arme de conquête »

La SNCF veut attirer 15 millions de voyageurs supplémentaires dans ses TGV d’ici 2020, en étendant notamment son offre low cost. Pour atteindre cet objectif « très ambitieux », selon le président de la SNCF Guillaume Pepy, la SNCF mise donc en premier lieu sur le développement du TGV low-cost Ouigo, son « arme de conquête », qui doit passer de 5 à 25 % du trafic grande vitesse d’ici 2020.

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Ces 15 millions de nouveaux passagers pour le TGV seront pris pour moitié à l’avion et pour 15 à 20 % au covoiturage. Les 30 à 35 % restants n’auraient pas voyagé, et c’est en développant Ouigo, dont plus de la moitié des passagers sont de nouveaux clients, que la SNCF compte les séduire. « On a décidé de déployer Ouigo beaucoup plus massivement, en le mettant sur tous les axes nationaux », a expliqué la directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard.

Le TGV en France compte 105 millions de clients, mais la SNCF veut éviter qu’ils ne se détournent lorsqu’elle n’aura plus le monopole sur le marché français de la grande vitesse, ce qui est prévu pour 2021.