VIDEO. Cannabis: Des contraventions seront mises en place dans les prochains mois

SOCIETE Gérard Collomb annonce une mise en place de la mesure « dans les 3-4 mois qui viennent »…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de résine de cannabis.
Illustration de résine de cannabis. — Jon Santa Cruz / Rex Fe/REX/SIPA

Bientôt une simple amende pour punir les consommateurs de cannabis. Dans son programme pour la présidentielle, Emmanuel Macron prévoyait d'instaurer une contravention pour l'usage et la détention de cannabis, au lieu d'une éventuelle peine de prison et un passage devant un tribunal. Cette proposition pourrait se concrétiser rapidement.

«Je pense que dans les 3-4 mois qui viennent, nous aurons mis en place» cette mesure, a déclaré mercredi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur RMC-BFMTV. «Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en oeuvre d'ici la fin de l'année», a précisé son entourage.

Dans la soirée, un syndicat de policiers, l'UNSA, s'est félicité de cette annonce. «Monsieur le ministre, en faisant l'application de cette revendication syndicale de longue date, répond à une demande forte de simplification et d'allègement du travail, sans sacrifier à l'efficacité», a estimé Philippe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police, dans un communiqué.

17 millions de personnes disent avoir déjà pris du cannabis

Favorable à «une simplification des procédures pénales», le syndicat estime que «les procédures habituelles concernant les usagers (de drogue) se révélaient jusqu'à présent trop lourdes au vu des sanctions pénales, et trop chronophages pour les services de police» et n'avaient de plus «jamais démontré la moindre efficacité en matière de lutte contre les trafics».

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Le débat politique autour de la dépénalisation ou de la légalisation du cannabis est récurrent, les associations d'usagers manifestant régulièrement pour demander une modification de la loi de 1970 pénalisant l'usage et le trafic d'une peine d'un an de prison maximum et 3.750 euros d'amende. Dans la pratique, si l'emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent.

Le ministre a souligné qu'«on voit de plus en plus qu'il y a une articulation très forte entre trafic de stupéfiants, trafics divers d'ailleurs et terrorisme». Dans son discours lors de la passation de pouvoirs place Beauvau le 17 mai, Gérard Collomb avait déclaré faire de la lutte contre «l'insécurité» et «l'incivilité» sa priorité avec la lutte contre le terrorisme.

En 2014, 17 millions de personnes disaient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700.000 en consommeraient quotidiennement, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.