Attentat des Champs-Elysées: Un homme mis en examen et écroué, son ADN découvert sur l’arme du tireur

TERRORISME Il s'agit du premier suspect mis en examen dans ce dossier...

20 Minutes avec AFP

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Des policiers effectuent des contrôles à proximité des Champs Elysées, le 20 avril 2017, alors qu'une fusillade a éclaté en début de soirée sur l'avenue parisienne.
Des policiers effectuent des contrôles à proximité des Champs Elysées, le 20 avril 2017, alors qu'une fusillade a éclaté en début de soirée sur l'avenue parisienne. — AFP

Un homme de 23 ans, dont l’ADN a été trouvé sur l’arme utilisée par Karim Cheurfi lors de l’attentat du 20 avril sur les Champs-Élysées, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a-t-on appris ce samedi de source judiciaire.

Des traces ADN de l’homme, inconnu des services antiterroristes, ont en été découvertes sur la crosse du fusil Kalachnikov utilisé par Karim Cheurfi lorsqu’il a tué un policier, Xavier Jugelé, 37 ans, et blessé deux de ses collègues et une passante allemande avant d’être abattu.

Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et port d’arme en relation avec une entreprise terroriste, a précisé la source judiciaire. Interpellé lundi à son domicile à Saint-Thibault-des-Vignes, en Seine-et-Marne, il a assuré en garde à vue qu’il ne connaissait pas le tueur.

Cheurfi était connu des services de police

Karim Cheurfi, un Français de 39 ans au lourd passé judiciaire, a été condamné en 2005 à 15 ans de réclusion pour tentatives de meurtres sur des policiers. Il avait été visé par une enquête en janvier, d’abord au parquet de Meaux, puis au parquet antiterroriste, sur sa possible volonté de s’en prendre à nouveau aux forces de l’ordre. Il avait été placé en garde à vue et relâché, faute de preuves suffisantes.

A trois jours du premier tour de la présidentielle, son attaque avait été immédiatement revendiquée par l’organisation djihadiste Etat islamique. Mais cette revendication intrigue, car l’identité du tueur donnée par Daesh, un certain Abu Yussef le Belge, ne correspond pas à Karim Cheurfi. A côté de son corps, les enquêteurs avaient néanmoins trouvé un message manuscrit prenant la défense de l’EI.

Trois hommes entendus puis remis en liberté 

Au début des investigations, trois personnes dans l’entourage de Cheurfi avaient été interrogées en garde à vue puis relâchées. Trois hommes ont aussi été entendus sous ce statut et remis en liberté le 27 avril, a précisé la source judiciaire.

La fusillade avait eu lieu deux jours après l’arrestation à Marseille de deux hommes soupçonnés d’avoir projeté un attentat « imminent » en pleine période électorale. Un arsenal et trois kilos d’explosifs de type TATP, dont une partie prête à l’emploi, avaient été découverts lors de leur interpellation.