Attentat déjoué à Argenteuil: Trois complices présumés de Reda Kriket remis à la France

TERRORISME Les trois hommes avaient été interpellés le 25 mars 2016 à Bruxelles...

F.F, T.C et AFP

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Une opération policière en lien avec Reda Kriket, un homme inculpé en France pour un projet d'attentat "imminent", est en cours le 31 mars 2016 à Courtrai, en Belgique
Une opération policière en lien avec Reda Kriket, un homme inculpé en France pour un projet d'attentat "imminent", est en cours le 31 mars 2016 à Courtrai, en Belgique — PHILIPPE HUGUEN AFP

Trois complices présumés de Reda Kriket ont été remis à la France par les autorités belges, le 4 mai dernier, indique à 20 Minutes une source judiciaire, confirmant une information de l'AFP. Ces trois hommes, qui faisaient l'objet de mandats d'arrêt européen, ont été présenté au juge d'instruction en charge du dossier de Reda Kriket. Ils ont été mis en examen et ont été écroués. 

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Abderrahmane Ameroud, 39 ans, Rabah Meniker et Yasin Alami, 35 ans, avaient été interpellés le 25 mars 2016 à Bruxelles au lendemain de l'arrestation de Reda Kriket près de Paris. Ce dernier est soupçonné d'avoir projeté un attentat en France en 2016. Un arsenal très important avait été découvert dans une planque à Argenteuil (Seine-Saint-Denis) occupée par l'ex-braqueur converti au jihadisme et dans un appartement de Rotterdam où séjournait un autre membre du réseau, Anis Bahri.

Ce dernier, âgé de 32 ans, avait été arrêté le 27 mars 2016 à Rotterdam. Il a été transféré en août en France où il a également été mis en examen. Quarante-cinq kilos de munitions utilisées pour les fusils d'assaut kalachnikov avaient été saisis dans l'appartement où il séjournait aux Pays-Bas.

Cette série d'interpellations avait « permis d'éviter la commission d'une action d'une extrême violence par un réseau terroriste prêt à passer à l'acte », avait déclaré le procureur de Paris François Molins. La cellule est soupçonnée d'avoir été mandatée par le groupe jihadiste Etat islamique, les investigations ayant notamment mis en lumière un séjour de Kriket et Bahri en Syrie entre fin 2014 et début 2015.

ADN retrouvé dans une planque à Argenteuil

Abderrahmane Ameroud est bien connu de la justice française. L'Algérien de 39 ans a été condamné à Paris en 2005 au procès d'un réseau accusé d'avoir apporté un soutien logistique au départ en Afghanistan des assassins du commandant Massoud, tué le 9 septembre 2011, deux jours avant les attentats contre le World Trade Center à New York. Dans le dossier Kriket, « son ADN a été retrouvé dans la planque d'Argenteuil et les investigations ont démontré qu'il s'était rendu aux Pays-Bas avec Kriket et Bahri dans les semaines précédant leur interpellation », a relevé une source proche de l'enquête.

L'Algérien Rabah Meniker, 35 ans, était « en contact fréquent avec Kriket », a-t-elle ajouté. Quant au Belge Yasin Alami, également âgé de 35 ans, « des numéros de téléphone retrouvés lors de l'interpellation de Reda Kriket ont notamment permis de remonter à lui », a-t-elle encore indiqué.