Viol présumé chez les pompiers de Paris: Le parquet demande un procès pour dix protagonistes

FAITS DIVERS Le parquet de Paris demande notamment que trois pompiers soient jugés pour « agression sexuelle en réunion »…

T.C. avec AFP

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un engagé de 23 ans avait déposé plainte, accusant un de ses collègues de l’avoir violé avec une bouteille (illustration)
un engagé de 23 ans avait déposé plainte, accusant un de ses collègues de l’avoir violé avec une bouteille (illustration) — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Le parquet demande un procès pour dix pompiers parisiens
  • Ils sont accusés d’avoir agressé sexuellement l’un d’entre eux en 2012

Cinq ans après l’agression sexuelle d’un engagé, qui avait conduit à la dissolution de la prestigieuse équipe de gymnastique de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), le parquet a demandé le renvoi en correctionnelle de dix anciens membres de l’équipe, a-t-on appris mardi de sources judiciaires et proches du dossier. Il appartient désormais aux juges d’instruction de décider de les renvoyer ou non en procès.

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Dans ses réquisitions rendues le 11 mai, le parquet de Paris demande que trois pompiers soient jugés pour « agression sexuelle en réunion », ont précisé ces sources, confirmant une information d’Europe 1. L’un d’entre eux est mis en examen pour viol, une qualification pénale qui n’a pas été retenue par le ministère public.

En mai 2012, un engagé de 23 ans avait déposé plainte, accusant un de ses collègues de l’avoir violé avec une bouteille en présence d’autres pompiers, dont un officier et un sous-officier, après une séance de bizutage dans un autocar ramenant l’équipe de gym de la BSPP de Colmar à Paris. La scène avait été filmée avec un téléphone.

Châtiments corporels

Un autre engagé avait déposé plainte après avoir été contraint de se déshabiller et avoir été victime ce jour-là de châtiments corporels. Dans la foulée de ce scandale, la prestigieuse équipe de gymnastique, créée en 1919 et qui comptait 50 gymnastes de très haut niveau, avait été dissoute. Le parquet demande également que cinq ex-membres soient jugés pour « violences volontaires en réunion » et deux autres pour « non-empêchement de la commission d’un délit ».

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Il requiert en revanche un non-lieu pour l’officier et le sous-officier présents dans le car au moment des faits, estimant que l’enquête n’avait pas permis d’établir qu’ils avaient eu « une parfaite connaissance des violences et actes sexuels infligés », a expliqué une source proche du dossier.