Les grenades offensives de type F1 interdites après la mort de Rémi Fraisse

JUSTICE Le jeune botaniste de 21 ans avait perdu la vie après l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme…

20 Minutes avec AFP

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Monument hommage à Rémi Fraisse, le 20 octobre 2015, à Lisle-sur-Tarn, dans le sud-ouest de la France
Monument hommage à Rémi Fraisse, le 20 octobre 2015, à Lisle-sur-Tarn, dans le sud-ouest de la France — Eric Cabanis AFP

Près de trois ans après la mort de Rémi Fraisse sur le site de Sivens dans le Tarn, le ministère de l’Intérieur a interdit définitivement l’usage des grenades offensives de type F1 utilisées en maintien de l’ordre.

Ces grenades faisaient déjà l’objet d’une suspension depuis le 28 octobre 2014, deux jours après la mort du militant écologiste, sur décision du ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve. Le Défenseur des droits Jacques Toubon, qui s’était saisi d’office de l’examen des circonstances du décès du botaniste de 21 ans, avait demandé au ministère de l’Intérieur le retrait de ces armes en décembre 2016. C’est désormais acté : l’interdiction de ces grenades a été publiée au Journal Officiel jeudi 11 mai.

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Risque de non-lieu

Rémi Fraisse a succombé à l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme lors d’affrontements sur le chantier de la retenue d’eau controversée de Sivens. Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l’étude. L’enquête judiciaire est close depuis janvier 2017 et « risque » selon le père de Rémi Fraisse, de s’achever par un non-lieu. Aucune personne n’est en effet poursuivie dans le dossier.

Le gendarme, qui avait tiré la grenade présumée mortelle, le maréchal des logis J., avait été entendu en tant que témoin assisté le 18 mars 2016 et n’avait pas été poursuivi. Un rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) avait déjà blanchi le gendarme en décembre 2014. Il avait estimé que les avertissements nécessaires avaient été effectués avant le tir de la grenade.