Souffrance psychique: Vers une meilleure prise en charge des jeunes ?

SANTE Une expérimentation, qui va être menée dans huit départements, prévoit la possibilité pour les médecins traitants, médecins scolaires et pédiatres de prescrire aux jeunes des consultations de psychologues libéraux remboursées par la Sécurité sociale…

20 Minutes avec agences
Une jeune femme déprimée.
Une jeune femme déprimée. — JACQUEMART/ISOPIX/SIPA

Améliorer la prise en charge de la souffrance physique des jeunes âgés de 11 à 21 ans. Tel est l’objectif d’une expérimentation qui sera menée pendant quatre ans dans plusieurs villes et départements.

La mesure, qui a fait l’objet d’un décret paru ce dimanche au Journal officiel, permettra aux médecins traitants, médecins scolaires et pédiatres de prescrire à ces jeunes des consultations de psychologues libéraux remboursées par la Sécurité sociale, dans la limite d’un forfait de 12 séances.

Huit départements concernés

En Ile-de-France, l’expérimentation sera menée dans les communes de Trappes, des Mureaux (Yvelines) ainsi que dans celles de Garges-lès-Gonesse, Sarcelles, Goussainville et Villiers-le-Bel (Val d'Oise), précise un second arrêté publié le même jour.

Les départements de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, de la Meuse, des Vosges, des Ardennes et du Haut-Rhin sont aussi concernés par le dispositif, dont la coordination sera assurée par la Maison des adolescents dans chaque territoire.

Le consentement du jeune nécessaire

Prévue par la loi du 23 décembre 2016 de financement de la sécurité sociale pour 2017, l’expérimentation nécessitera le consentement exprès et éclairé du jeune ou des titulaires de l’autorité parentale.

L’adolescent pourra également demander à changer de psychologue au cours de sa prise en charge. En revanche, « les jeunes présentant des troubles psychiatriques ou des signes de crise suicidaire sont exclus de l’expérimentation et orientés vers les soins spécialisés ».