Attentat de l’Hyper Cacher: Interpellation de dix personnes soupçonnées d’être liées à Amédy Coulibaly

ENQUETE La série d’interpellations a débuté lundi et se poursuivait ce mercredi…

C. Ape et C.Po. avec AFP

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La BRI et les secours mobilisés devant le magasin Hyper Cacher de la Porte de Vincennes à Paris, lors de la prise d'otages qui a fait 4 morts le 9 janvier 2015.
La BRI et les secours mobilisés devant le magasin Hyper Cacher de la Porte de Vincennes à Paris, lors de la prise d'otages qui a fait 4 morts le 9 janvier 2015. — Francois Mori/AP/SIPA

Plus de deux ans après les faits, l’enquête sur les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher continue de progresser. Dix personnes ont été interpellées entre lundi et mercredi, en France et en Belgique, a-t-on appris ce mercredi de sources proches de l’enquête, confirmant une information de BFMTV. Ces personnes sont soupçonnées d’avoir fourni des armes à Amedy Coulibaly, l’assaillant de l’Hyper Cacher.

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Des armes venues de Slovaquie

Selon l'enquête, les armes de Coulibaly, venues de Slovaquie et démilitarisées, étaient passées par un intermédiaire en Belgique avant d'être revendues à la société de la compagne de Claude Hermant, un trafiquant d'armes présumé et proche des milieux de l'extrême-droite nordiste. Le couple, déjà placé en garde à vue en décembre 2015 sans être mis en examen, est à nouveau entendu sous le régime de la garde à vue. La dernière fois, Claude Hermant, actuellement incarcéré dans un dossier de trafic d'armes présumés, avait nié avoir remilitarisé les armes et avoir une quelconque connaissance d'un projet d'attentat.

Amédy Coulibaly, auteur de la prise d'otages qui avait fait quatre morts, tous juifs, le 9 janvier à l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes à Paris, avait aussi tué la veille une policière municipale à Montrouge, mais les autorités se demandent s'il ne visait pas initialement une école juive à proximité.