Cannabis, cocaïne, ecstasy... De nouveaux tests salivaires débarquent contre la drogue au volant

SECURITE ROUTIERE Les contrôles visant les stupéfiants ne sont qu’au nombre de 100.000 par an, contre 11 millions pour les tests d’alcoolémie…

20 Minutes avec agence

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Une première campagne contre le cannabis au volant a été lancée mercredi par la Sécurité routière et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) sur le thème: "cannabis et conduite = danger".
Une première campagne contre le cannabis au volant a été lancée mercredi par la Sécurité routière et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) sur le thème: "cannabis et conduite = danger". — François Guillot AFP/Archives

Les contrôles de consommation de drogue au volant vont être renforcés avec l’arrivée de nouveaux kits salivaires. Avec ces nouveaux tests plus rapides que les précédents et envoyés, selon Le Parisien, « dans les prochaines semaines aux commissariats et aux brigades de gendarmerie », les forces de l’ordre devraient pouvoir détecter en quelques minutes si un conducteur a consommé du cannabis, de la cocaïne, des opiacés, de l’ecstasy ou des amphétamines.

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Une procédure accélérée

Les kits « nouvelle génération » ont pour objectif de multiplier les contrôles visant les stupéfiants, alors que ces derniers ne sont qu’au nombre de 100.000 par an contre 11 millions pour les tests d’alcoolémie. Et ceci alors qu’en 2015 et selon les derniers chiffres de la Sécurité routière, 23 % des décès survenus lors d’un accident de la route impliquaient un conducteur sous l’empire de la drogue.

La procédure sera également accélérée : jusqu’ici, les forces de l’ordre devaient amener le conducteur contrôlé positif à l’hôpital pour confirmer le résultat du premier test. Désormais, un second test salivaire pourra être effectué sur place par la police, ce qui permettra donc « de multiplier les contrôles », dixit la sécurité routière.

Deux ans de prison, un retrait de six points du permis de conduire

« Beaucoup de conducteurs ne savent pas qu’il est interdit de conduire après avoir pris de la drogue et que c’est un délit passible de deux ans de prison », explique ainsi Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière. Une institution de prévention qui doit dans les semaines qui viennent lancer une nouvelle campagne de sensibilisation aux dangers de la conduite sous stupéfiants et aux sanctions qui lui sont liées.

Pour rappel, s’il est contrôlé positif aux drogues, un automobiliste risque deux ans de prison, un retrait de six points du permis de conduire et une amende pouvant aller jusqu’à 4.500 euros.