Abolition des frais d'itinérance: C'est la fin des appels surtaxés en Europe

COUP DE FIL Fini les dépassements sur la facture téléphonique à partir du 15 juin... 

L.Br.

— 

Depuis Malte, le chef de l'Etat a dû payer une surtaxe lors de cet appel, le 3 février 2017.
Depuis Malte, le chef de l'Etat a dû payer une surtaxe lors de cet appel, le 3 février 2017. — S. KOWALCZUK/ENPOL/SIPA

Les Européens vont pouvoir téléphoner dans tous les pays de l’Union sans être surtaxés. A partir du 15 juin, les frais d’itinérance, ces tarifs appliqués à chaque appel à l’étranger, seront abolis dans l’Union européenne. Vous pourrez utiliser votre téléphone portable sans surcoût.

En France, nous passons en moyenne 4 jours par an à l’étranger, selon l’Autorité des régulateurs européens. « Grâce à l’Union européenne, explique Isabelle Jegouzo, chef de la représentation européenne en France citée par le Parisien, on va simplifier l’usage des télécoms et redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs. » Une bonne nouvelle pour les travailleurs frontaliers et les entreprises, qui assument deux tiers de ces frais.

Des dépassements jusqu’à 50 euros

Depuis 10 ans, les frais liés à l’utilisation du téléphone portable à l’étranger étaient en forte diminution (de près de 90 %) et la disparition des surcoûts le 15 juin prochain est une bonne nouvelle pour Ralph Roggenbuck du Centre européen des consommateurs cité par France Bleu Alsace : « Il y a 10 ans, on était apeuré quand on passait la frontière, on avait pour habitude d’éteindre son portable. Les dépassements étaient parfois de l’ordre de 30, 40, 50 euros. A partir du 15 juin, l’opérateur ne pourra plus facturer de frais supplémentaires, c’est un aboutissement ».

>> A lire aussi. Plaintes de consommateurs: SFR-Numéricâble décroche le bonnet d’âne

Pour la mise en place, le consommateur n’a rien à faire, ce sont les opérateurs qui s’occupent de tout. Seule ombre au tableau, les données internet continueront d’être surfacturées pour les personnes qui paient leur abonnement téléphonique à la fin du mois, c’est-à-dire, presque tout le monde.