Présidentielle: Macron et Le Pen en duel à Paris pour lancer le sprint final

FACE A FACE Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont en meeting ce lundi à Paris... 

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron en meeting à Angers
Emmanuel Macron en meeting à Angers — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Favoris des sondages mais en position encore précaire,Emmanuel Macron et Marine Le Pen se répondent lundi à quelques heures d’intervalle en meeting à Paris, lançant une dernière semaine décisive avant le premier tour de la présidentielle. Alors que les enquêtes d’opinion montrent un resserrement des positions en tête et soulignent la part importante d’indécision de l’électorat, la gestion du sprint final sera cruciale. Gare aux faux pas avant vendredi minuit, fin officielle de la campagne ! En stagnation, voire en léger recul et talonnés par Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen chercheront à recréer une dynamique porteuse.

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Un meeting et un JT pour Emmanuel Macron

Dans cette perspective, le candidat d’En marche ! tiendra son plus grand meeting de campagne à Bercy en début d’après-midi. Environ 20 000 personnes sont espérées, la capacité maximale de la salle. L’ancienne dirigeante de la CFDT Nicole Notat viendra exprimer son soutien. Son discours d’une heure devrait être précédé de « quelques prises de parole courtes de gens du mouvement, des nouveaux visages issus de la société civile », selon l’entourage d’Emmanuel Macron. Le candidat, également attendu au JT de TF1 lundi soir, compte ainsi « lancer la dernière semaine marquée par 1 000 événements par jour dont 163 réunions publiques avec des élus et au moins quatre grands meetings nationaux » : après Paris lundi, Nantes mercredi, Rouen, Arras et peut-être une autre ville vendredi. « J’aborde cette dernière semaine avec beaucoup de gravité, beaucoup de préoccupations pour notre pays, avec une volonté de l’emporter, mais en même temps extraordinairement conscient de la gravité de la situation », a-t-il déclaré ce lundi sur BFMTV. « Dans son allocution à Bercy, Emmanuel Macron veut assumer d’être l’un des seuls candidats à ne pas jouer sur les peurs, les antagonismes, les divisions mais plutôt sur l’unité », insiste un proche de l’ancien ministre de l’Economie.

Marine Le Pen cherche un nouvel élan

Marine Le Pen en conférence de presse à Paris.
Marine Le Pen en conférence de presse à Paris. - CHAMUSSY/SIPA

 

Ce « message de rassemblement » sonne comme une réponse indirecte à Marine Le Pen, qui a délivré un de ses discours les plus durs samedi à Perpignan. « Avec Emmanuel Macron, ce sera l’islamisme en marche, le communautarisme en marche ! » a lancé la candidate FN, qui doit grimper dans la soirée à la tribune du Zénith de Paris (6 000 places environ). Sa réunion pourrait être perturbée par des collectifs qui ont dit prévoir plusieurs « actions » avant le meeting. Marine Le Pen, qui voit revenir dans le rétroviseur Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, doit retrouver de l’élan sur les cinq derniers jours de campagne, également marqués par une grande réunion publique au Dôme à Marseille mercredi.

Jean-Luc Mélenchon toujours très haut dans les intentions de vote

Derrière, le candidat de la droite François Fillon croit toujours à une victoire « qui surprendra tout le microcosme ». Il a largement occupé le terrain durant le week-end pascal en s’adressant à l’électorat catholique et s’est rendu samedi au Puy-en-Velay (Haute-Loire), haut lieu du catholicisme français. Lundi, François Fillon réunit ses soutiens à Nice, où il sera épaulé par le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Christian Estrosi et le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. Jean-Luc Mélenchon, vent dans le dos, voudra capitaliser sur ce temps fort pour troubler encore davantage la bataille pour le deuxième tour. Juste avant le week-end, deux sondages ont vu le leader de La France insoumise atteindre la barre des 20 % d’intentions de vote. En meeting à Toulouse dimanche devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, Jean-Luc Mélenchon a promis à François Fillon « une veste électorale cousue main ». Mais il doit surtout créer l’événement mardi, avec un meeting à Dijon répliqué par hologramme dans six autres villes. Quant à Benoît Hamon, décroché du carré de tête, il comptera sur un meeting à Toulouse mardi et un rassemblement « festif et très politique » mercredi place de la République à Paris pour déjouer les pronostics. Le candidat socialiste a affirmé lundi ne pas croire en un « second tour droite - extrême droite », se bornant à indiquer que, dans un tel cas, il ne « voterait pas Marine Le Pen ». Au jeu des pronostics, le vice-président du Front national Florian Philippot ne croit « pas du tout » à la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour, a-t-il dit lundi sur CNews.

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