Sécurité routière: Le nombre de morts sur les routes en hausse de 4,3 % en mars

TRANSPORTS La mortalité sur routes françaises est cependant en baisse de 3,7% au premier trimestre 2017, un chiffre jugé « encourageant » par la Sécurité routière...

20 Minutes avec agences
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Circulation dense le 2 août 2014 sur l'A7 près de Vienne
Circulation dense le 2 août 2014 sur l'A7 près de Vienne — Philippe Desmazes AFP

Le nombre de morts sur les routes françaises en mars est en hausse de 4,3 % par rapport à la même période l’an passé. Le mois dernier, 266 personnes ont trouvé la mort, soit 11 de plus qu’en mars 2016, a annoncé ce jeudi la Sécurité routière. Le nombre d’accidents est également en hausse de 12,7 % (4.932 accidents), tout comme le nombre de blessés (2.279, +20,2 %).

Sur les trois premiers mois de l’année, 726 personnes ont trouvé la mort

Malgré cette augmentation constatée au mois de mars, la forte baisse enregistrée en février (-22,8 %, 60 personnes tuées en moins) permet d’amorcer une baisse pour le premier trimestre 2017 évaluée à -3,7 %. Sur les trois premiers mois de l’année, 726 personnes ont trouvé la mort, soit 28 de moins qu’à la même période l’an dernier. « Cette baisse concerne l’ensemble des usagers à l’exception des motocyclistes », souligne la Sécurité routière dans un communiqué.

La baisse est également sensible sur les douze derniers mois avec 3.441 personnes tuées, soit un recul de 1,7 % par rapport à la même période l’an passé. Au-delà de l’augmentation notée au mois de mars, le bilan des trois premiers mois de 2017 est « encourageant » pour le délégué interministériel à la Sécurité routière Emmanuel Barbe.



Ainsi, si la baisse se poursuit au second trimestre, la France pourrait rompre avec les trois années consécutives de hausse du nombre de morts sur les routes. Du jamais vu depuis 1972.

Les premiers fruits des mesures annoncées depuis deux ans

Emmanuel Barbe estime que les bons résultats du trimestre sont les premiers fruits des mesures annoncées depuis deux ans, comme le renforcement des contrôles radars ou le signalement par les chefs d’entreprise des salariés pris en infraction au volant d’une voiture de société. « On assiste à un afflux massif des désignations, notamment via internet », a précisé le délégué interministériel à la Sécurité routière.

Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, estime en revanche que les chiffres exceptionnels enregistrés en février « dissimulent la médiocrité des résultats » du gouvernement qui n’a « pas de stratégie ». La responsable tranche : « ces chiffres catastrophiques ne permettront pas d’atteindre l’objectif » fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, de passer sous la barre des 2.000 morts en 2020.