Crise en Guyane: Les 500 Frères promettent «une nouvelle phase» du mouvement dès jeudi

CRISE « On est motivés, on est toujours déterminés » a déclaré le porte-parole des 500 Frères…

20 Minutes avec AFP

— 

Des manifestants devant un barrage en Guyane
Des manifestants devant un barrage en Guyane — JODY AMIET / AFP

Le mouvement social en Guyane va passer « à une autre phase » qui sera annoncée jeudi. C’est ce qu’a assuré ce mercredi un porte-parole des 500 Frères, fer de lance de la contestation, alors qu’une partie de la population manifeste son ras-le-bol des barrages.

« On est motivés, on est toujours déterminés » a déclaré Mikael Mancée sur la radio Péyi, très populaire depuis le début du conflit, entamé il y a plus de trois semaines. « On lâche rien. Dans tous les barrages, la population est déterminée », a-t-il encore affirmé.

Traités « avec mépris »

Il a déploré que le gouvernement « nous traite toujours avec le même mépris », mais a assuré que « l’objectif n’est pas de pénaliser la population ».

>> A lire aussi : Le collectif recule sur le blocage total, Bareigts appelle à lever les barrages

« On passe à une autre phase du combat », a-t-il promis, en évoquant l’annonce « dès demain » d’une « évolution du mouvement ». Il était interpellé en direct par plusieurs auditeurs qui ont répété leur ras-le-bol des barrages paralysant la Guyane depuis trois semaines.

« Patientez jusqu’à demain (jeudi), vous saurez exactement où nous en sommes », a-t-il encore répondu, assurant qu'« on continuera de faire des choses que personne n’a vues ».

Des plaintes déposées pour « entrave à la libre circulation »

Alors que le conflit se poursuit, onze plaintes contre X pour « entrave à la libre circulation » ont été déposées ce mercredi à Cayenne au terme d’un rassemblement d’une centaine d’opposants à la poursuite du blocage en Guyane, a-t-on appris de source sécuritaire.

« Une enquête est en cours », a déclaré à l’AFP le procureur de Cayenne Eric Vaillant, qui n’a pas précisé quelle réponse était envisagée à ces plaintes, les faits étant établis.

Une centaine de chefs d’entreprise, commerçants et artisans se sont postés mercredi matin devant l’hôtel de police de Cayenne pour porter plainte par petit groupe, a constaté une journaliste de l’AFP.