Puy-de-Dôme: Un homme accusé de pédophilie condamné à 18 ans de réclusion

JUSTICE « Ue affaire hors de l’ordinaire, en raison de la personnalité de l’auteur et des moyens employés pour parvenir à ses fins », a estimé l’avocate de la principale victime...

20 Minutes avec AFP

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Palais de justice, illustration
Palais de justice, illustration — ERIC FEFERBERG / AFP

Il était surnommé « Dadou » par les enfants des colonies de vacances. Un ancien chauffeur de bus de 43 ans, accusé de viols et d’agressions sexuelles sur trois mineurs de 2008 à 2013, a été condamné mercredi soir à Riom à 18 ans de réclusion criminelle par les assises du Puy-de-Dôme.

L’accusé, qui était également animateur de colonies de vacances, a été partiellement acquitté pour des faits d’agressions sexuelles à l’égard de l’une des victimes.

Suivi sociojudiciaire

Sa peine a été assortie d’une mesure de suivi sociojudiciaire de sept ans avec injonction de soins. Il lui a été également interdit d’exercer toute activité en contact avec des enfants.

La cour a suivi les réquisitions de l’avocate générale Christine Lachaud-Baudry, proches du maximum encouru pour ce type de faits, qui est de vingt ans.

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« Dadou » avait fait la connaissance de sa principale victime à la piscine de Riom, lors d’une sortie organisée sur un site Internet, en novembre 2011.

Des rendez-vous à répétition

Agé de 10 ans et demi au moment des faits, l’enfant tombe alors rapidement sous la coupe de cet homme qui lui propose de faire du quad ou de l’aider pour ses devoirs.

Les rendez-vous se multiplient, au point que l’enfant, grandissant dans un milieu familial carencé, passera tous ses mercredis puis les week-ends et le reste des vacances scolaires à son domicile, situé dans un petit village du Livradois-Forez.

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« C’est une affaire hors de l’ordinaire, en raison de la personnalité de l’auteur et des moyens employés pour parvenir à ses fins, avec perversité », a estimé l’avocate de la principale victime, Me Josette Dupoux.

Plus de 4.000 photos et vidéos compilées

Pendant de nombreux mois, l’accusé compile les photos - plus de 4.000 - et vidéos de l’enfant, qui subira fellations et sodomies à répétition entre mai et août 2013, comme l’indiquent les annotations couchées sur un calendrier par l’accusé lui-même les jours de viols.

C’est la sœur aînée de l’enfant qui, devant le changement de comportement de son frère, fait part en juin 2013 de ses inquiétudes aux services de police de Clermont-Ferrand. L’enfant sera entendu par les enquêteurs deux mois plus tard, à la fin de l’été.