Viry-Châtillon: Les deux policiers gravement brûlés officiellement décorés de l'Ordre du mérite par Matthias Fekl

DECORATION Quinze personnes suspectées sont toujours incarcérées...

20 Minutes avec AFP

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Les policiers s'étaient rassemblés à Viry-Châtillon, le 8 novembre 2016, pour protester contre l'agression de deux policiers qui a eu lieu le 8 octobre 2016.
Les policiers s'étaient rassemblés à Viry-Châtillon, le 8 novembre 2016, pour protester contre l'agression de deux policiers qui a eu lieu le 8 octobre 2016. — MIGUEL MEDINA / AFP

Les deux policiers gravement brûlés lors de l’attaque aux cocktails Molotov début octobre à Viry-Châtillon (Essonne) ont reçu ce mardi la médaille de chevalier de l’Ordre national du mérite, des mains du ministre de l’Intérieur Matthias Fekl.

« Aucune violence commise à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique ne restera impunie. Quand on attaque un policier, on attaque la France. Elle ne l’accepte pas. Et ne l’acceptera jamais », a déclaré Matthias Fekl lors d’une cérémonie qui s’est déroulée place Beauvau.

L’un des policiers est resté plusieurs jours dans le coma

Le premier policier, un adjoint de sécurité de 28 ans, a subi plusieurs greffes de la peau et passé une dizaine de jours sous coma artificiel à l’hôpital Saint-Louis à Paris avant d’intégrer un centre de réadaptation en Seine-et-Marne. L’autre agent, une gardienne de la paix de 39 ans, dans la police depuis 19 ans, avait également été grièvement brûlée et soignée plusieurs jours à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

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Le 8 octobre, ils surveillaient une caméra installée près d’un feu rouge connu pour être le théâtre de vols avec violences sur des automobilistes, situé en lisière de la Grande Borne, une cité difficile à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny, en région parisienne. Selon le ministre de l’Intérieur, quinze personnes soupçonnées d’appartenir au groupe d’agresseurs ayant incendié le véhicule dans lequel les agents stationnaient, sont toujours incarcérées. Deux autres agents, qui occupaient une seconde voiture également visée par des cocktails Molotov, avaient été moins gravement touchés.

Cette agression avait déclenché un mouvement de fronde chez les policiers, inédit par son ampleur, entraînant plusieurs semaines de manifestations nocturnes dans plusieurs villes de France.