La SNCF va généraliser les «portes d'embarquement» pour lutter contre la fraude

TRANSPORTS Selon la SNCF, la fraude dans les TGV représente environ 100 millions d’euros par an...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un train TGV de la SNCF en gare de Rennes.
Illustration d'un train TGV de la SNCF en gare de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

L’objectif est de lutter contre la fraude. La SNCF va installer des « portes d’embarquement » dans 14 grandes gares TGV d’ici fin 2018, en commençant dès mardi par la gare Montparnasse à Paris, a indiqué à l’AFP une responsable de Voyages SNCF.

Les portillons, qui sont déjà installés à l’entrée des quais TGV de la gare Montparnasse, ne seront dans un premier temps activés que pour deux quais.

Un an de test

« Demain on met le dispositif en fonctionnement », puis il « va monter en puissance progressivement », a déclaré Delphine Couzi, directrice des opérations et du service aux clients de Voyages SNCF, l’entité chargée de l’exploitation des TGV.

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Testés depuis plus d’un an à Montparnasse et à Marseille, ces « portes d’embarquement » - à ne pas confondre avec les portiques du Thalys, équipés de scanners - seront normalement « bien rodés pour l’ouverture des lignes à grande vitesse vers le sud-ouest et la Bretagne », a précisé la responsable.

Le 2 juillet, tous les quais TGV de Montparnasse, mais aussi des gares de Nantes et Rennes, devraient donc être « opérationnels », a-t-elle ajouté.

Une fraude qui coûte environ 100 millions d’euros par an

« L’ambition est d’avoir 14 grandes gares TGV qui puissent en bénéficier d’ici fin 2018 », dont les gares du Nord, de l’Est et de Lyon à Paris, ou encore celles d’Aix-en-Provence et Lyon-Perrache.

La généralisation de ces portillons vise un double objectif : permettre aux contrôleurs de « passer plus de temps avec les clients et moins de temps avec les fraudeurs », a résumé Delphine Couzi, rappelant que la fraude dans les TGV représente environ 100 millions d’euros par an.

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Ces « portes d’embarquement » seront fournies par la société IER, filiale du groupe Bolloré, dans le cadre d’un marché d’environ 15 millions d’euros.

De part et d’autre de ces nouveaux accès automatisés, des agents SNCF seront chargés d’orienter et de renseigner les voyageurs, en particulier pour faciliter le passage des groupes, des enfants, des personnes âgées ou handicapées.