Des manifestants en Guyane le 28 mars 2017
Des manifestants en Guyane le 28 mars 2017 — JODY AMIET / AFP

SOCIAL

Crise en Guyane: Réunion à Matignon autour de Cazeneuve après l’échec des négociations

« Nous exigeons 2,5 milliards d’euros tout de suite », a lancé le collectif  « Pou La Gwiyann dékolé », qui a refusé le plan d’un milliard d’euros proposé par le gouvernement…

Ce lundi après-midi, le Premier ministre Bernard Cazeneuve présidera une réunion ministérielle sur la situation en Guyane, après l’échec des négociations pour trouver une issue au mouvement social qui bloque depuis deux semaines le département d’outre-mer, a annoncé Matignon.

La réunion, programmée à 16 h 30 à Matignon, doit notamment rassembler les deux ministres de retour de mission en Guyane, Ericka Bareigts (Outre-mer) qui a quitté Cayenne dimanche soir, et Mathias Fekl (Intérieur), a annoncé Matignon dans un communiqué.

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Najat Vallaud-Belkacem (Education), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé), Jean-Jacques Urvoas (Justice), Jean-Michel Baylet (Aménagement du territoire), Stéphane Le Foll (Agriculture), Patrick Kanner (Ville) et le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, doivent également prendre part à la réunion, a précisé Matignon dans un communiqué.

« 2,5 milliards d’euros tout de suite »

Le collectif « Pou La Gwiyann dékolé », qui regroupe l’ensemble des mouvements protestataires, et auquel le gouvernement avait notamment proposé un engagement de plus d’un milliard d’euros, afin de trouver une issue à deux semaines d’un mouvement social inédit, a rejeté le plan dimanche.

« Nous exigeons 2,5 milliards d’euros tout de suite », a lancé Olivier Goudet, un porte-parole du collectif, depuis le perron de la préfecture à Cayenne, où la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts recevait la délégation.

 

Des accords sectoriels ont aussi été conclus notamment sur « l’économie », « l’agriculture », « le BTP », « les activités minières » ou encore « les communautés amérindiennes et bushninengue », selon la ministre des Outre-mer, partie mercredi à Cayenne avec Matthias Fekl pour trouver une issue à la crise.

Le collectif a également demandé « un statut particulier pour la Guyane ».