Attentat déjoué: Un proche de Reda Kriket mis en examen et écroué

JUSTICE L’homme a été mis en examen ce vendredi, notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, et écroué, a-t-on appris de source judiciaire...

Manon Aublanc avec AFP

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Des véhicules militaires présents lors d'une opération policière en lien avec Reda Kriket, un homme mis en examen en France pour un projet d'attentat, le 31 mars 2016 à Courtrai, en Belgique
Des véhicules militaires présents lors d'une opération policière en lien avec Reda Kriket, un homme mis en examen en France pour un projet d'attentat, le 31 mars 2016 à Courtrai, en Belgique — PHILIPPE HUGUEN AFP

Un proche de Reda Kriket, soupçonné d’avoir projeté un attentat en France, a été présenté ce vendredi à la justice mis en examen par des juges antiterroristes notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il a été écroué, a-t-on appris de source judiciaire.

Trois autres personnes avaient été interpellées lundi mais leurs gardes à vue ont été levées, a précisé cette source.

L’individu n’était pas signalé pour radicalisation

Arrêté à Courbevoie (Hauts-de-Seine) et âgé de 35 ans, l’homme déféré vendredi est suspecté d’avoir fourni un soutien logistique et des munitions, à Reda Kriket, d’après une source proche de l’enquête. Le parquet de Paris a requis sa mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle » et « infraction à la législation sur les armes en bande organisée ».

L’ADN du suspect, qui n’était pas signalé pour radicalisation mais connu de la justice pour trafic de stupéfiants, a été retrouvé sur une boîte de munitions de calibre 9 mm dans un appartement d’Argenteuil (Val-d’Oise), loué sous une fausse identité par Reda Kriket, a relevé la source proche de l’enquête. C’est dans ce logement qu’avait été découvert un arsenal ainsi que du matériel pour fabriquer des engins explosifs dont 105 grammes de TATP, un explosif artisanal prisé par les djihadistes.

Des arrestations qui ont permis d’éviter un acte terroriste

Reda Kriket, un ancien braqueur, avait été interpellé le 24 mars 2016 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et mis en examen six jours plus tard. Un complice présumé, un Français de 32 ans, Anis Bahri, avait été arrêté le 27 mars à Rotterdam et transféré en France en août où il a également été mis en examen. Quarante-cinq kilos de munitions de calibre 7.62 mm, utilisées pour les fusils d’assaut Kalachnikov, avaient été retrouvés dans l’appartement où il séjournait aux Pays Bas.

L’arrestation des deux hommes, qui se seraient rendus en Syrie entre fin 2014 et début 2015, a « permis d’éviter la commission d’une action d’une extrême violence par un réseau terroriste prêt à passer à l’acte », avait indiqué le procureur de Paris François Molins. Le suspect interpellé lundi « était parfaitement au courant de la radicalisation de Reda Kriket et d’Anis Bahri avec lesquels il était fréquemment en contact. Avoir fourni des munitions n’est donc pas anodin175 », a souligné la source proche de l’enquête.

En Belgique, trois hommes en lien avec Reda Kriket, Abderrahmane Ameroud, Rabah M. et Y. A., ont été inculpés et écroués.