Airbnb, Abritel... 800 professionnels de l'hôtellerie et de l'immobilier portent plainte pour «concurrence déloyale»

TOURISME Ils dénoncent une «violation» de la loi et des «pratiques commerciales trompeuses et agressives»...

20 Minutes avec agences

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Le site de location d'hébergements entre particuliers Airbnb.
Le site de location d'hébergements entre particuliers Airbnb. — Denis Closon/ISOPIX/SIPA

Une enquête sur les plateformes de location meublée telles qu’Airbnb ou Abritel/HomeAway a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par 800 professionnels français de l’hôtellerie et de l’immobilier. Tous dénoncent « une concurrence déloyale » et une « violation » de la loi, notamment « dans la mesure où les plateformes ont un rôle d’intermédiaire entre loueurs et locataires sans pour autant détenir de carte professionnelle ».

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Les professionnels mettent aussi en avant les « pratiques commerciales trompeuses » des sites, qui, « pour attirer un maximum d’utilisateurs, adoptent une politique commerciale agressive ».

« Une équité avec ces plateformes, pour une saine concurrence »

En janvier, Jean-Bernard Falco, président fondateur de l’Ahtop [association regroupant 30.000 professionnels du secteur touristique, qui fait partie des plaignants] avait assuré vouloir « une équité avec ces plateformes, pour une saine concurrence, avec la garantie de la transparence pour le consommateur ».

Airbnb ou Abritel/HomeAway sont dans le collimateur de l’industrie du tourisme qui estime que le succès de ces sites, non soumis aux mêmes contraintes légales et fiscales, constitue un manque à gagner « de plusieurs centaines de millions d’euros », a, de son côté, précisé l’avocat de l’Ahtop, Me Guillaume Navarro.

Une première plainte en 2016

L’avocat ajoute qu’un « site comme Airbnb touche une commission sur les loyers versés, propose des assurances aux propriétaires en cas de dégradation de leur bien et offre des services supplémentaires comme des visites de lieux touristiques. Or, dans ces trois cas, elle n’a pas l’autorisation réglementaire pour le faire. Tout cela est illégal ».

Une première plainte avec constitution de partie civile a été déposée début 2016. Elle a déclenché ce 16 mars l’ouverture d’une information judiciaire pour « pratique commerciale trompeuse », « exercice de l’activité d’agent immobilier sans carte professionnelle » et « exercice illégal de l’activité de prestataire de services de paiement ».

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