Discrimination: Une personne sur trois concernée au travail ou dans sa recherche d’emploi

ETUDE De manière générale, « l’emploi est le premier domaine où apparaissent les discriminations », selon un baromètre publié ce jeudi…

20 Minutes avec agences

— 

Des jeunes en entreprise (illustration)
Des jeunes en entreprise (illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Dans la population active, une personne sur trois (34 %) aurait été victime de discrimination au travail ou dans sa recherche d’emploi au cours des cinq dernières années. Tel est le constat dressé par le 10e baromètre du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail (OIT), publié ce jeudi.

Principaux facteurs de discrimination liés au travail : l’âge et le sexe (15 %), suivis par l’origine ou la couleur de peau (8 %), le handicap ou l’état de santé (6 %) et enfin les convictions religieuses (2 %). Les femmes sont particulièrement concernées, puisqu’elles souffrent quatre fois plus des discriminations liées au sexe que les hommes.

Les chômeurs en première ligne

En prenant catégorie par catégorie (chômeurs, salariés du privé, salariés du public), ce sont les chômeurs qui sont les plus nombreux à avoir été discriminés ces cinq dernières années (53 %), devant les salariés du public (32 %) et du privé (30 %).

Un constat qui s’explique notamment par le « profil spécifique de la population des chômeurs », où sont surreprésentées les personnes plus « exposées » aux discriminations : jeunes, personnes en situation de handicap ou d’origine extra-européenne, avance l’étude.

>> A lire aussi : Discriminations: «Un premier constat sombre» dans les entreprises testées, estime Myriam El Khomri

L’emploi, « premier domaine où apparaissent les discriminations »

De manière générale, « l’emploi est le premier domaine où apparaissent les discriminations », a détaillé lors d’une conférence de presse Clémence Levesque, qui a travaillé sur l’étude.

Il est cité par 23 % de la population générale, devant les relations de voisinage (8 %), l’école ou l’université (8 %), les relations avec l’administration (7 %), les lieux de loisirs (6 %), lors des contrôles de police (6 %) ou de la recherche d’un logement (5 %).

>> A lire aussi : Travail: Réduire les discriminations permettrait d’économiser 80 à 310 milliards d’euros

 

Les résultats du baromètre portent sur un échantillon de 5.117 personnes représentatif de la population de France métropolitaine. Ceux portant sur les expériences de discrimination en milieu professionnel sont analysés pour la seule population active (3.556 personnes).