Affaire Fillon : L’enquête élargie à « des soupçons d’escroquerie aggravée » et « faux et usage du faux »

JUSTICE Les chefs d'accusation élargis... 

20 Minutes avec AFP

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François Fillon en meeting à Caen, le 16 mars 2017.
François Fillon en meeting à Caen, le 16 mars 2017. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

L’information judiciaire concernant l’affaire Fillon, ouverte notamment pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d’influence et manquement aux obligations déclaratives, a été étendue à des suspicions d'« escroquerie aggravée », de « faux et usage de faux », selon une source judiciaire confirmant une information du Monde

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Saisie de nouveaux documents 

D’après l’article du Monde, l’enquête a été élargie suite à la saisie par les enquêteurs de nouveaux documents portant sur les heures travaillées de Penelope Fillon, lors d’une perquisition à l’Assemblée nationale au mois de mars : « Les enquêteurs se demandent si ces [documents] ne constituent pas des faux, établis pour justifier a posteriori les salaires versés à l’épouse du député de Paris et conforter la réalité de son travail d’assistante parlementaire ».

« Pas le moindre faux », jure un avocat de Penelope Fillon

« Il n’y a pas le moindre faux dans ce dossier », a contesté auprès de l’AFP l’avocat de Mme Fillon, Pierre Cornut-Gentille, en dénonçant une violation du secret de l’instruction. « Nous n’allons pas nous expliquer avant que nous allions devant les juges », a-t-il ajouté.

Ce réquisitoire supplétif est le même qui a déjà élargi jeudi dernier l’enquête à des faits présumés de trafic d’influence dans la foulée des révélations sur les costumes de luxe de la maison Arnys d’une valeur totale de 13.000 euros offerts à François Fillon. L’avocat proche des milieux de droite Robert Bourgi, figure de la « Françafrique », a confirmé avoir offert ces costumes.

François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Son épouse est convoquée le 28 mars en vue d’une éventuelle mise en examen.