Besançon: L'anesthésiste accusé d’empoisonnement nie les faits

SANTE Ce médecin de Besançon (Doubs) juge les accusations aberrantes et affirme que, pour certains des faits reprochés, il n’était même pas présent sur les lieux…

20 Minutes avec agences

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Une anesthésie (illustration).
Une anesthésie (illustration). — SIPANY/SIPA

Le médecin anesthésiste mis en examen au début du mois de mars pour sept cas d’« empoisonnements avec préméditation » à Besançon (Doubs), dont deux mortels, a affirmé ce jeudi qu’il n’était pas coupable.

Actuellement sous contrôle judiciaire, l’homme de 45 ans est soupçonné de s’en être pris à sept patients âgés de 36 à 53 ans hospitalisés à la Polyclinique de Franche-Comté et à la Clinique Saint-Vincent de Besançon entre 2008 et 2017.

« Je souhaite qu’on respecte ma présomption d’innocence »

« Je n’ai rien fait, (…) n’importe qui a pu le faire. (…) On m’accuse de crimes odieux que je n’ai pas commis. (…) Je suis traité et accusé injustement. Je souhaite qu’on respecte ma présomption d’innocence », a fait savoir le suspect ce jeudi dans un entretien accordé à L’Est républicain.

Pour les enquêteurs, le praticien aurait ajouté dans les poches de soluté de réhydratation des victimes des quantités mortelles de produits anesthésiques et de potassium afin d’apparaître ensuite comme le médecin ayant sauvé la vie des malades après leur arrêt cardiaque.

« C’est complètement aberrant »

« Sous prétexte de l’adrénaline, comme si on n’en avait pas assez, je m’amuserais à injecter des produits toxiques à des personnes, pour ensuite aller les réanimer ? C’est complètement aberrant », répond le père de famille.

Ce dernier précise également qu’il était « absent de l’établissement pour les deux derniers » faits qu’on lui reproche et qui se sont produits en 2009 à la Polyclinique. Le mis en examen admet que certains des empoisonnements sont le fait d’un acte de malveillance mais explique qu’il n’en est pas responsable.

Le parquet souhaite son placement en détention

Quant aux autres incidents, le médecin rappelle qu’une enquête de 2012 a montré qu’« aucun élément ne permet de dire qu’il s’agit d’un acte de malveillance ».

Une quarantaine de faits similaires, dont une vingtaine mortels, sont en cours d’étude afin de déterminer s’ils pourraient résulter d’actes criminels. Le parquet a par ailleurs fait appel du placement sous contrôle judiciaire de l’anesthésiste et demandé son placement en détention.