Fusillade dans un lycée à Grasse: Le suspect placé en garde à vue, «aucun lien avec une entreprise terroriste», affirme la procureure

FAITS DIVERS Revivez les événements après les tirs dans un lycée de Grasse (Alpes-Maritimes)...

C.P., C. Ape., avec Thibaut Chevillard et Fabien Binacchi (à Grasse)

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Des policiers devant le lycée Tocqueville à Grasse où une fusillade a éclaté le 16 mars 2017.
Des policiers devant le lycée Tocqueville à Grasse où une fusillade a éclaté le 16 mars 2017. — Valery HACHE / AFP

L'ESSENTIEL :

  • Des coups de feu ont été tirés ce jeudi matin dans un lycée à Grasse (Alpes-Maritimes).
  • Une personne a été interpellée.
  • Huit personnes ont été blessées, le proviseur s'est interposé
  • L'alerte attentat a été levée tout comme le confinement de tous les établissements de la commune.

A LIRE AUSSI : 

>> A lire aussi : Ce que l’on sait de la fusillade dans un lycée

  • Retrouvez le résumé de la situation en vidéo juste ici : 

 

Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis.

19h59 : Les enquêteurs étudieraient la piste d'une complicité, d'après BFM TV

 

18h56: Le lycée Tocqueville ouvert vendredi, les cours non assurés

Le recteur de l'académie de Nice a indiqué sur Twitter que l'accueil sera assuré vendredi pour les élèves et personnels du lycée Tocqueville et que des cellules d'écoute et de soutien seront mises en place. Les cours ne seront toutefois pas assurés.

 

18h37: La procureure fait le point sur l’enquête

«Je ne donnerai pas son identité parce qu’il est mineur», a dans un premier temps indiqué à la presse la procureure de Grasse, Fabienne Atzori. Ce sont des élèves qui «ont remarqué qu’il était armé». «Le proviseur a donc décidé d’intervenir mais avant qu’il n’ait pu le faire, le jeune homme, qui a 17 ans, a blessé un élève d’un ou plusieurs tirs. Le proviseur est intervenu courageusement et a été blessé pendant cette intervention. Le commissariat de Grasse et la sûreté publique sont intervenus rapidement et ont procédé à l’interpellation du jeune homme dans les locaux du lycée à 13h05», cinq minutes après les faits.

Concernant les victimes, Fabienne Atzori a indiqué que «la présence de 10 victimes» avait été signalée. «Aucune d’entre elles n’est en état d’urgence absolue. Trois d’entre elles sont en état de choc émotionnel.»
Le jeune est «un élève ayant eu quelques difficultés à s’intégrer. Ces motivations »semblent liées aux mauvaises relations qu'il entretiendrait avec d'autres élèves». Après trois heures d'enquête, «aucun élément, aucun lien ne peut être envisagé avec une entreprise terroriste».

Selon le représentant de la police présent à la conférence de presse, un engin explosif artisanal a été trouvé dans le sac à dos de l'adolescent, dont les parents sont entendus par les enquêteurs.

Les policiers du Raid ont également inspecté chacune des pièces de l'établissement pour vérifier qu'il n'y avait pas d'autre homme armé.

18h06: Cette fusilalde n'a «aucun lien avec une entreprise terroriste», déclare la procureure de Grasse

La procureure de Grasse Fabienne Atzori a indiqué à la presse que les motivations du tireur «semblent liées (à ses) mauvaises relations» avec d'autres élèves et que cette fusillade n'a «aucun lien avec une entreprise terroriste».

«Aucun élément, aucun lien ne peut être envisagé avec une entreprise terroriste», a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse, précisant que le jeune homme n'avait opposé «aucune résistance» lors de son arrestation.

Il a été placé en garde à vue pour «tentatives d'assassinats».

17h57: Le recteur de Nice fait part de son émotion sur Twitter

 

17h52: Le maire de Grasse connaît la famille du principal suspect

Jérôme Viaud (LR), le maire de Grasse, a déclaré à la presse qu'il connaissait «la famille du jeune homme» arrêté. Interrogé sur le fait qu'il pourrait s'agir de la famille d'un élu municipal, il s'est contenté de répondre «la procureure va s'exprimer». Il a toutefois souligné qu'«une enquête préliminaire a été ouverte».

17h48: Vallaud-Belkacem dénonce «l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes»

Cette fusillade est «l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu», a déclaré sur place la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem.

«Le proviseur s'est précipité» vers l'agresseur lorsqu'il a sorti son arme «pour tenter de le raisonner», a-t-elle ajouté, qualifiant cette action d'«héroïque». «Nous sommes passés à côté du pire», a-t-elle estimé.

 

17h20: Najat Vallaud-Belkacem est à Grasse pour rencontrer les forces de secours et de l'ordre mais aussi le personnel enseignant du lycée 

 

16h54: «On est tous sortis en courant et on a escaladé un grillage», des élèves témoignent 

«On était en cours de philo. Il devait être 12h30. Et on a entendu cinq ou six boums successifs, explique Kenza. Des élèves ont vu ce qu’il se passait par la fenêtre et nous ont dit de nous cacher. Notre prof a été super, elle est allée verrouiller la porte et on l’a barricadée.» Dans beaucoup de classes, les élèves ont agi dans le même calme relatif. «On a mis tout ce qu’on pouvait devant les portes», raconte aussi Ayman, 17 ans en Terminale S.

Dans ce lycée de la périphérie grassoise, près de 950 élèves étaient présents au moment de l’attaque. Pendant que certains se calfeutraient, d’autres réussissaient à s’échapper. «J’étais dans la cantine en train de manger, un garçon que je connais est arrivé en hurlant, il avait le visage en sang. Je crois qu’il fait partie des blessés, raconte aussi Marine, 15 ans, en second. On est tous sortis en courant. J’ai escaladé un grillage et avec d’autres, on a été secourus par les habitants d’une villa pas loin.»

L'intégralité du reportage de notre envoyé spécial à Grasse est à retrouver par là

16h44: «Il est urgent de doter les lycées de personnels de sécurité»

Pour Philippe Tournier, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN), cette fusillade montre encore les failles de la sécurité des lycées. 

«Malgré les efforts des proviseurs et des collectivités territoriales pour sécuriser l’accès des lycées, une personne lourdement armée peut pénétrer en force sans que personne ne puisse l’arrêter. Et ce, en raison de l’absence de personnels de sécurité dans les établissements.»

Son interview est à retrouver en intégralité par ici

16h34: Fin d'intervention du RAID et des démineurs

La police nationale a annoncé sur Twitter la fin de l'intervention du RAID et des démineurs. Le périmètre de sécurité est maintenu pour l'enquête.

 

16h23: L'explosion au FMI et la fusillade de Grasse conduisent à «justifier l'état d'urgence», selon Hollande

L'explosion d'un courrier piégé au siège parisien du Fonds monétaire international (FMI) et la fusillade dans un lycée de Grasse (Alpes-Maritimes), conduisent à «justifier l'état d'urgence», a réaffirmé François Hollande à son arrivée pour un déplacement en Corrèze.

«Tout cela me conduit à justifier l'état d'urgence.» «J'ai annoncé, et le Parlement a bien voulu suivre la position qui était la mienne et celle du gouvernement, que l'état d'urgence durerait jusqu'au 15 juillet, il durera jusqu'au 15 juillet», a déclaré le chef de l'État, alors que le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas avait estimé mercredi que les conditions étaient réunies pour une sortie de ce régime civil de crise instauré après les attentats de novembre 2015.

16h05: Il n'y a aucun autre suspect recherché

La préfecture a confirmé à 20 Minutes qu'il n'y avait pas de deuxième suspect recherché. L'auteur de la fusillade, un élève de l'établissement, a été appréhendé par la police nationale. 

16h02: Parmis les huit blessés, quatre l'ont été par plombs

La préfecture des Alpes-Maritimes a souligné dans un communiqué que huit personnes avaient été blessées dont quatre par plombs tandis que quatre autre ont été choquées ou blessées par bousculade.

15h39: L'alerte déclenchée par l'application SAIP levée 

 

15h23: Le confinement des établissements scolaires de la ville est levé sauf pour le lycée Tocqueville, annonce l'Académie de Nice

 

14h58: «Il a tiré sur le proviseur et nous a mis en joue» raconte un professeur 

Jean-Yves Rogero, professeur d'EPS au lycée Tocqueville a expliqué à 20 Minutes : «on était en train de manger avec un collègue quand on entendu des pétards. On s'est levé précipitamment et on a vu un gars armé de qui on s'est approché pour le maitriser. C'est à ce moment là qu'il a tiré sur le proviseur et qu'il nous a mis en joue en disant "reculez, reculez". Quand on a vu le sang par terre, on a compris qu'il ne jouait pas», a-t-il expliqué, précisant que le proviseur est blessé au bras gauche. «On a mis le proviseur à l'abri et hurlé aux gamins de se cantonner dans les salles de classe.» L'individu avait «un fusil a pompe le long de la jambe et une arme de poing», selon le professeur.

14h55: Les secours listent les élèves et les autres personnes présentes dans le lycée au moment des faits

 

14h51: L'enquête ne s'oriente «pas du tout sur la voie» du terrorisme, indique Christian Estrosi

L'enquête ouverte après la fusillade qui a fait plusieurs blessés dans un lycée de Grasse, jeudi à la mi-journée, ne s'oriente «pas du tout» sur la voie du terrorisme, a déclaré à l'AFP le président LR de la région Paca, Christian Estrosi.

Le proviseur et deux élèves ont été légèrement blessés au cours de cette fusillade, a précisé Christian Estrosi, ajoutant qu'un troisième élève a été «très commotionné». Un suspect, élève de l'établissement, a été interpellé après les faits, selon des sources proches de l'enquête. Selon Christian Estrosi, ce jeune homme pourrait souffrir de «problèmes psychologiques».

14:40: Un nouveau bilan fait état de 8 blessés légers 

Une source policière a indiqué à 20 Minutes qu'un nouveau bilan fait désormais état de 8 blessés légers, dont le proviseur de l'établissement.

14:32: Le recteur de l'Académie de Nice fait état de «deux enfants blessés», Eric Ciotti de «trois blessés»

 

14h21: La vengeance, mobile privilégié par les enquêteurs

L'acte du jeune homme interpellé aurait été motivé par la vengeance, peut-être contre le proviseur, selon des sources policières à 20 Minutes.

14h15: Le recteur de Nice et la préfecture demandent aux parents de ne pas se rendre sur place pour l'instant

 

14h13: Les forces de l'ordre sécurisent les lieux

 

14h07: Le Procureur de Grasse tiendra un point presse à 17h

«Suite aux évènements sur Grasse Mme le procureur fera un point presse à 17 heures dans son bureau», vient d'annoncer son secrétariat.

14h05: «On s'est tous mis sous les tables», raconte une lycéenne sur France Info

«On a entendu un coup de feu et à ce moment là au micro, on a entendu alerte-attentat donc on s'est tous mis sous les tables et on a attendu les policiers. J'étais en cours. On devait fermer les fenêtres, je suis allée à la fenêtre pour la fermer, et c'était un lycéen, il m'a regardé dans les yeux. Je me suis mis sous la table tout de suite.»

 

14h04: La ministre de l'Education se rend sur place

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem se rend au lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), a indiqué le ministère. «L'évacuation sécurisée des élèves est quasiment terminée et la procédure de sécurisation par le Raid est en cours», a-t-on ajouté rue de Grenelle.

13h57: Les établissements confinés, les parents priés de ne pas s'y rendre

«Tous les établissements scolaires de Grasse» ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. Dans un autre tweet, le recteur demande «aux parents de ne pas s'y rendre», assurant que «les élèves (sont) en sécurité». Une cellule de crise a été installée et les plans particuliers de mise en sécurité (PPMS) ont été déclenchés, selon lui.

 

13h53: Une cellule d'information activée par le préfecture

La prefecture des Alpes-Maritimes annonce dans un communiqué qu'une cellule d’information du public est activée à la préfecture: 04.93.72.22.22.

13h52: Le Raid sur place 

Le Raid est sur place et effectue des vérifications d'usage, selon une source policière contactée par 20 Minutes.

 

13h47: L'un des tireurs lourdement armé

Le suspect interpellé disposait d’une grenade à plâtre et d'un fusil à pompe («style fusil de chasse»), selon une source policière contactée par 20 Minutes. Pour le moment la piste terroriste n'est pas privilégiée, les motivations ne sont pas encore connues.

13h43: Une personne a été interpellée et une autre est en fuite

Une personne a été interpellée et une autre est en fuite après une fusillade survenue dans un lycée à Grasse, selon une source policière. Selon nos informations, quatre personnes ont été blessées -dont le proviseur de l'établissement au bras- au cours de cette fusillade en milieu de journée, au lycée Tocqueville. Selon la municipalité de Grasse, «deux élèves ont tiré sur le proviseur, «l'un a été attrapé et l'autre est en fuite».