Triple infanticide de Pontarlier: La mère reconnaît avoir étouffé ses enfants à leur naissance

FAITS DIVERS Une mère soupçonnée d'un triple infanticide près de Pontarlier (Doubs) a reconnu avoir « étouffé avec une serviette » ses trois nourrissons à leur naissance, dans un contexte de « déni de grossesse », a indiqué ce mardi le parquet de Besançon...

20 Minutes avec AFP

— 

Une voiture de police. Illustration.
Une voiture de police. Illustration. — H. Menal - 20 Minutes

Cette femme « a reconnu s'être débarrassée de ses enfants », un bébé né fin 2015 et deux jumeaux nés en novembre 2016, après avoir « accouché seule », a déclaré la procureure de la République de Besançon Edwige Roux-Morizot, lors d'une conférence de presse. Les nourrissons « étaient viables, car ils ont crié », a-t-elle ajouté.

« Elle les a étouffés avec une serviette avant de les mettre dans deux sacs qu'elle a cachés dans les combles » de sa maison. Ces infanticides se sont déroulés dans un contexte de « déni de grossesse », a précisé la magistrate. La jeune femme ne voulait pas être enceinte, ne voulait pas d'autres enfants et était dans le déni de tout ce qui était extérieur à sa famille.

>> A lire aussi : Doubs: Une mère suspectée d'un triple infanticide et son compagnon placés en garde à vue

Le couple « discret », selon leurs voisins, a déjà deux enfants de 3 et 7 ans. Le père est travailleur frontalier en Suisse et sa femme est « quelqu'un d'apprécié, qui travaille et s'occupe très bien de ses enfants », a noté Edwige Roux-Morizot. La garde à vue de la mère de famille et son mari, âgés de 30 et 36 ans, a été prolongée mardi, et une expertise psychiatrique de la mère devrait être demandée dans le cadre de l'enquête, confiée à la police judiciaire de Besançon et au commissariat de Pontarlier.

Des sacs à « à l'odeur très forte »

C'est le père qui a alerté la police sur la présence de sacs à l'odeur nauséabonde à son domicile. Il s'est « douté » que sa femme était enceinte, car elle grossissait, mais « elle l'a toujours contesté », d'après la procureure, elle a « caché ses grossesses à son mari, à son entourage ».

Il a deviné ce qui s'était passé en découvrant les sacs « à l'odeur très forte », sans regarder ce qu'ils contenaient. Il a vu la « réaction très vive de sa femme » et s'est rendu au commissariat pour donner l'alerte, a relaté la procureure. Les enquêteurs ont ensuite découvert les sacs et les nourrissons dans le garage de la maison, où ils avaient été déplacés entre-temps. Une autopsie des corps a été ordonnée.