Montluçon: Un homme soupçonné de viol pourrait être lié au double-meurtre

FAITS DIVERS Le suspect, âgé de 19 ans, a été interpellé à Montluçon dans la nuit de lundi à mardi par la BRI...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la BRI de la police judiciaire. Crédit:POLICE NATIONALE / Sipa
Illustration de la BRI de la police judiciaire. Crédit:POLICE NATIONALE / Sipa — SIPA

Une affaire dans l’affaire ? L’homme qui a été placé en garde à vue à Montluçon (Allier) dans une affaire de viol est également soupçonné d'« avoir un lien » avec le récent meurtre d’un couple de septuagénaires, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Cusset.

Le suspect, âgé de 19 ans, a été interpellé à Montluçon dans la nuit de lundi à mardi par la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) dans le cadre de l’enquête sur un viol en réunion commis samedi. Selon La Montagne, le jeune homme aurait violé une jeune femme à son domicile alors même que son compagnon était présent. Ce dernier aurait été ligoté par les auteurs qui, selon le quotidien, auraient agi à plusieurs.

Un lien avec le double homicide » d’un couple de retraité ?

Le suspect « pourrait avoir un lien avec le double homicide » d’un couple de retraités, tués à leur domicile début mars, a indiqué le procureur de la République, Éric Mazaud. Un jeune homme avait été aperçu sur les lieux par une femme qui s’était inquiétée de l’absence du vieil homme, porteur de journaux, à son travail. « L’enquête s’est accélérée […]. Bien que les affaires soient très différentes, les enquêteurs progressent et estiment qu’il pourrait y avoir un lien. Il faut bien sûr rester très prudent », a ajouté le magistrat.

En revanche, il n’y a pour l’instant « pas de lien véritable » avec le meurtre d’une femme de 74 ans, retrouvée ce lundi à Montluçon, « mais le mode opératoire très proche fait penser à ce qui est arrivé au couple de retraités » début mars, a-t-il ajouté. Ces personnes « vivaient à proximité, elles étaient âgées, présentaient des blessures à la tête avec un écrasement crânio-facial et avaient sans doute reçu des coups de couteau », a précisé Éric Mazaud.