La tempête couve sur la ville de Nice.
La tempête couve sur la ville de Nice. — VALERY HACHE / AFP

INTERVIEW

Tempête Zeus: «Un hiver sans tempête, ça n'arrive jamais», explique un météorologue

On a interrogé Patrick Gallois, un prévisionniste à Météo France, qui explique notamment pourquoi la tempête Zeus ne s’appelle pas vraiment Zeus…

Du Finistère à la Corse, la tempête Zeus frappe la France depuis ce matin et envoie des rafales qui flirtent avec les 200 km/h. On note même un record de 193 km/h sur la ville bretonne de Camaret-sur-Mer. Un phénomène puissant mais normal pour la saison, d’après Patrick Gallois, prévisionniste à Météo France.

D’où vient cette tempête ?

C’est une tempête toute jeune formée tardivement. On ne l’a pas vue arriver de loin, comme d’autres. Elle a pris forme sur les côtes françaises et l’une de ses particularités, c’est qu’elle touche essentiellement la France. A l’échelle de l’Europe, on peut dire que c’est un épisode local. Même les îles Britanniques y ont échappé !

Quand cet épisode venteux va-t-il prendre fin ?

La tempête se déplace assez rapidement vers la Méditerranée. Ce soir, la Côte d’Azur et la Corse vont être touchées. On parle de tempête à partir de 100 km/h en rafale. En Corse, on attend des vents à plus de 150 km/h. Ensuite, elle va se décaler vers l’Italie, en perdant un peu de sa puissance.

Est-ce un épisode anormal pour la saison ?

C’est la saison des tempêtes ! Un hiver sans tempête, ça n’arrive jamais. Elle a déjà recommencé en février quand on a atteint des températures plus douces. Les conditions sont favorables pour que les tempêtes frappent les côtes françaises. On peut dire que cette année, elles ont touché des régions assez différentes : les Hauts-de-France en janvier, l’Aquitaine en février, puis en ce moment, l’Ouest et le sud de la Loire.

Pourquoi l’appelle-t-on « Zeus » ?

En réalité, elle ne s’appelle pas Zeus. Cela vient d’une confusion entre deux dépressions. Cette tempête n’a pas été baptisée par les services météorologiques français.