Anne Sinclair chronique la France blessée et rappelle «Je ne suis pas Valérie Trierweiler»

CONFESSIONS La journaliste revient avec un journal politique mais se dévoile en interviews…

20 Minutes avec agences

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Anne Sinclair en 2016 à Paris
Anne Sinclair en 2016 à Paris — LaurentVu/SIPA

Anne Sinclair revient avec un journal peu intime. Des commentaires sur l’actualité, certes subjectifs, qu’elle a rassemblés dans un livre et choisi d’intituler Chronique d’une France blessée, (Ed. Grasset, 600 p., 22 euros. En librairie ce mercredi). Un titre qui résonne néanmoins avec ses tourments personnels, qu’elle dévoile au gré d’interviews avec des journalistes dont Vanity Fair et, ce dimanche, Le Journal du Dimanche.

« Je ne suis pas Valérie Trierweiler »

Dans ce livre, où elle n’évoque pas sa vie privée, la journaliste réagit au Brexit en Angleterre ; à l’effacement de la scène politique française d’Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande dans la course à la présidentielle ; à l’élection de Donald Trump aux États-Unis aussi ; ou encore aux attentats islamistes partout dans le monde. Un journal essentiellement politique et pas franchement optimiste. « Je suis d’un pessimisme profond avec un peu d’optimisme. », confie-t-elle au JDD.

Dominique Strauss-Kahn, son ex-mari, quitté en 2012, n’apparaît que trois fois dans son livre. A ce sujet, elle confie au JDD : « C’est derrière. C’est loin. C’est dépassé. J’en ai souffert, mais je suis aujourd’hui au-delà de tout ça. J’ai retrouvé une vie privée qui a été douloureusement publique. On continue d’essayer de m’interroger là-dessus, au bout de six années, alors que je ne dirai rien de plus. Je ne suis pas Valérie Trierweiler. Je refuse de m’épancher. J’ai vécu et j’ai survécu et, pour moi, c’est terminé. »

Elle se dit « naïve » et « stupide »

Dans l’interview accordée à Sophie des Déserts pour Vanity Fair, elle se fait violence pour revenir sur le couple qu’elle formait avec Dominique Strauss-Kahn : « Cette histoire va donc me poursuivre jusqu’à ma mort ? Mais merde, alors ! Est-on vraiment obligé de revenir là-dessus ? » s’emporte-t-elle. Mais elle répond tout de même en partie à la question que tout le monde se pose depuis l’affaire du Sofitel, comment fonctionnait donc leur couple ? « Je vous le dis, je ne savais rien, je suis stupide, naïve, sans doute, je ne savais rien, je fais confiance, je ne fliquais rien », explique l’ancienne présentatrice de l’émission 7 sur 7 à Vanity Fair. « Oui, sûrement, il y a du déni, de la femme qui ne veut pas voir. Mais quand j’avais des doutes, car j’en ai eu, des doutes, Dominique me donnait toutes les assurances. » Désormais, elle dit avoir tourné la page auprès de l’historien Pierre Nora  « J’ai déposé le sac à dos des tourments, je me sens légère », confie-t-elle aussi.