Présidentielle: Les 6 «petits» candidats lancent un appel à l'aide pour les parrainages et dénoncent «des verrous antidémocratiques»

ÉLECTION Ils peinent à convaincre les maires de parrainer leur candidature...

Lucie Bras

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Philippe Poutou (NPA) et 6 autres candidats à la Présidentielle vont s'exprimer.
Philippe Poutou (NPA) et 6 autres candidats à la Présidentielle vont s'exprimer. — UGO AMEZ/SIPA

Ils sont six et visent la fonction suprême : la présidence de la République. Mais pour ces candidats à l’élection présidentielle, le chemin est tortueux pour parvenir à récolter les 500 parrainages qui leur permettront de se présenter. Ils tiennent ce matin une conférence de presse commune afin d’alerter sur « le verrou antidémocratique des grands partis ».

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Philippe Poutou (NPA), Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), l’écrivain Alexandre Jardin (mouvement Bleu Blanc Zèbre), Charlotte Marchandise-Franquet (laprimaire.org), le leader indépendantiste tahitien Oscar Temaru et Christian Troadec, chef de file du mouvement des Bonnets rouges, s’exprimeront tour à tour. Ils incarnent les « petits » candidats, mais peinent à récolter leurs parrainages pour l’élection.

Cette initiative intervient alors TF1 vient d’annoncer une émission de débats entre les gros candidats : François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, et Marine Le Pen.

Stop aux parrainages publics

« Il est urgent aujourd’hui de proposer pour l’élection présidentielle une vraie diversité de candidatures », disent-ils. Avec des « offres politiques crédibles », ils estiment pouvoir « faire reculer l’abstention ainsi que le score du Front national ».

Ils critiquent aussi les nouvelles dispositions qui régissent l’élection présidentielle, à commencer par la récolte de parrainages, qui seront désormais rendus publics par le Conseil constitutionnel. « Des verrous antidémocratiques », jugent les prétendants à la présidence de la République.

Certains candidats ont même lancé des appels aux parrainages originaux sur les réseaux sociaux.

« La pression sur les maires est telle qu’ils ou elles ne peuvent accorder leur parrainage librement en raison des retombées négatives qu’ils ou elles pourraient subir », disent les six candidats. Ils rappellent que « l’acte de parrainage n’a pas de valeur de soutien », mais de « chance donnée à chaque élu-e de stimuler une démocratie active ».