Consomation: Plus de 400 cosmétiques contiennent des ingrédients «indésirables», alerte l’UFC-Que Choisir

CONSOMMATION Même les produits pour bébés sont concernés…

20 Minutes avec AFP

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Un rayon cosmétiques dans un supermarché.
Un rayon cosmétiques dans un supermarché. — SIPA

Shampoing, gel douche, crème hydratante, lingettes… L’UFC-Que Choisir recense désormais « près de 400 produits » cosmétiques contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables. L’association de consommateurs appelle ce mardi les pouvoirs publics à « instaurer des mesures réglementaires plus protectrices ».

Depuis son lancement en février 2016, cette liste a plus que doublé, déplore dans un communiqué l’organisme de protection des consommateurs qui a, dans sa ligne de mire, « onze substances ou familles de substances indésirables préoccupantes » dont les perturbateurs endocriniens tels que le BHA ou les butyl- et propyl-parabens, ainsi que des allergènes comme la methylisothiazolinone (MIT).

90 % des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables

« Même les produits pour bébés ne sont pas épargnés », souligne l’UFC-Que Choisir, en regrettant par exemple la présence de phenoxyethanol, un conservateur toxique pour le foie, dans plusieurs crèmes destinés aux nourrissons.

Certains industriels ont bien modifié la composition de leurs produits mais « ces changements de formules restent malheureusement bien trop rares, puisqu’un an après notre première étude, 90 % des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables », ajoute l’association. Toutefois, « mis à part quelques rares produits en infraction avec la loi, la présence de ces composés indésirables est légale, à la faveur d’une réglementation laxiste », remarque l’UFC-Que Choisir.

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Elle presse donc « les pouvoirs publics européens de mettre en œuvre sans délai les recommandations des experts en matière de retrait des substances, d’encadrer strictement les allégations d’étiquetage (comme les mentions « hypoallergénique » ou « sans paraben ») et, plus généralement, de proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives ».