«La fin de vie, et si on en parlait ?»: Une campagne pour faire connaître la loi et ouvrir le dialogue

SANTE Pendant un mois, un spot télévisé, des encarts dans la presse, des bannières sur internet et des interventions sur les réseaux sociaux déclineront ce message…

20 Minutes avec agences

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Une chambre de patient en fin de vie.
Une chambre de patient en fin de vie. — PFG/SIPA/SIPA

Rappeler les changements législatifs entrés en vigueur depuis un an et inciter les Français à faire connaître leurs volontés à leurs proches. Tels sont les objectifs de la campagne d’information « La fin de vie, et si on en parlait ? » lancée ce lundi par le ministère de la Santé.

Spot télévisé, encarts dans la presse, bannières sur internet, interventions sur les réseaux sociaux… Pendant un mois, ce message sera décliné sur plusieurs supports pour pousser chacun à dire de son vivant s’il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu’il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait incapable alors d’exprimer sa volonté.

Un site internet et des « rencontres citoyennes »

« Ce que nous avons voulu faire, c’est une campagne chaleureuse, une invitation à la conversation et non une injonction » sur ce sujet difficile, explique Véronique Fournier, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, qui a piloté la campagne avec le ministère.

Un site internet a aussi été créé, tandis que des « rencontres citoyennes » seront proposées dans toute la France, la première étant prévue le 7 mars à Bordeaux.

De nouveaux droits pour les personnes en fin de vie

Une campagne d’information avait déjà été menée en décembre. A destination des professionnels de santé, elle avait pour but de mieux leur faire connaître ces nouvelles dispositions afin de leur permettre d'« engager le dialogue avec leurs patients ».

Pour rappel, la loi du 2 février 2016 prolonge la loi Leonetti de 2005, en accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie. Elle ouvre ainsi la possibilité d’une « sédation profonde et continue » jusqu’au décès, c’est-à-dire l’administration de sédatifs pour permettre à des malades en phase terminale, dont la souffrance est insupportable, d’être endormis jusqu’à leur mort.

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Le texte clarifie aussi le « refus de l’obstination déraisonnable », en précisant les conditions dans lesquelles l’arrêt des traitements pourra être décidé. Il n’autorise en revanche ni l’euthanasie ni le suicide assisté.