Laurence Rossignol veut interdire aux mineurs l’accès aux sites Internet pornographiques

FAMILLE Pour la ministre, l’image pornographique est « avilissante pour l’amour, l’égalité femmes-hommes et la représentation qu’on a de ce qu’est la sexualité »…

20 Minutes avec AFP
— 
Laurence Rossignol, la ministre des Droits des femmes
Laurence Rossignol, la ministre des Droits des femmes — PDN/SIPA

Pour la ministre, c’est « une violence faite aux enfants ». Dans un entretien vidéo mis en ligne ce lundi, Laurence Rossignol affirme qu'« il faut lutter contre l’industrie pornographique » et interdire l’accès des mineurs aux sites Internet qui diffusent ces images « avilissantes ».

« La pornographie est une violence faite aux femmes, c’est une (…) forme d’exploitation sexuelle pour celles qui jouent dans ces films pornographiques », indique la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, dans cette interview accordée au Padreblog, un site animé par des prêtres catholiques qui inaugure ainsi une série de rencontres avec des personnalités, « y compris extérieures à l’Eglise ou loin de ses idées ».


Les pouvoirs publics « travaillent beaucoup là-dessus »

La ministre assure que les pouvoirs publics « travaillent beaucoup là-dessus » mais « se heurtent à la liberté de création, à la liberté d’expression sur le Net : on voit bien que la liberté d’expression, ça sert à tout, aussi à défendre la pornographie sur le Net ». « Il faudra contraindre et fermer l’accès des sites Internet » aux enfants, martèle-t-elle, tout en relevant la difficulté de cette démarche, beaucoup des sites visés n’étant « pas en France ».

Pour Laurence Rossignol, « il faut lutter contre l’industrie pornographique, ce qu’elle suppose d’avilissement pour celles et ceux qui y travaillent. Et il faut lutter contre l’accès des jeunes, des mineurs à l’image pornographique qui est avilissante pour l’amour, l’égalité femmes-hommes et la représentation qu’on a de ce qu’est la sexualité ». « Je ne vois pas ce qu’on a à défendre » dans « cette industrie pornographique : ce n’est plus de la liberté », a-t-elle conclu.