Etats-Unis: Uber décide d'ouvrir une enquête après des accusations de harcèlement sexuel

ENTREPRISE Une ancienne salariée raconte notamment avoir reçu des propositions sexuelles d’un supérieur…

20 Minutes avec AFP

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Illustration du siège social de Uber à San Francisco.
Illustration du siège social de Uber à San Francisco. — Eric Risberg/AP/SIPA

Harcèlements sexuels, comportements sexistes… Le patron-fondateur d’ Uber, Travis Kalanick, a annoncé ce dimanche l’ouverture d’une « enquête urgente » après des accusations d’une ancienne salariée disant avoir été victime de harcèlement sexuel et dénonçant le sexisme au sein de l’entreprise.

Susan Fowler, une ingénieure ayant travaillé jusqu’à la fin d’année dernière pour le service de réservation de voiture avec chauffeur, a publié dimanche un article sur son blog personnel expliquant pourquoi elle est partie travailler ailleurs.

Plusieurs salariées concernées

Elle raconte avoir reçu, au tout début de sa prise de fonctions fin 2015, des propositions sexuelles d’un supérieur, et l’avoir signalé au service des ressources humaines et à des responsables hiérarchiques. Selon elle, l’homme n’a pas été sanctionné au motif que c’était sa « première offense » et qu’il affichait « une performance élevée », tandis qu’elle s’est vue demander de choisir entre changer de service ou prendre le risque d’obtenir une mauvaise évaluation si elle conservait son poste actuel.

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Elle dit avoir entendu par la suite d’autres salariées raconter des histoires similaires, affirme que les ressources humaines l’ont découragée de signaler d’autres comportements ou commentaires sexistes, et qu’on a bloqué sa promotion en modifiant sans justification ses évaluations. D’après elle, le pourcentage de femmes dans le service est passé de 25 % à 3 % entre son arrivée et son départ, en conséquence notamment du « sexisme au sein de l’organisation ».

« Il n’y a absolument pas de place pour ce type de comportement chez Uber »

« Ce qui est décrit ici est abominable et va à l’encontre de tout ce à quoi nous croyons. Quiconque se comporte de cette manière ou pense que c’est OK sera renvoyé », a réagi Travis Kalanick dans un message sur Twitter.

« J’ai demandé à notre responsable en chef des ressources humaines Liane (Hornsey) de mener une enquête urgente. Il n’y a absolument pas de place pour ce type de comportement chez Uber », a-t-il ajouté.