Affaire Théo: Une nouvelle manifestation prévue à Paris

MOBILISATION Vendredi, huit personnes ont été interpellées après des débordements à Rouen...

20 Minutes avec AFP

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Une mobilisation en soutien à Théo à Bobigny le 16 février 2017. Illustration
Une mobilisation en soutien à Théo à Bobigny le 16 février 2017. Illustration — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

La mobilisation ne faiblit pas. Un rassemblement «Avec Théo et les autres victimes» est prévu ce samedi à 15h place de la République à Paris à l'initiative du Cran, de la LDH, du Mrap, de SOS Racisme, de la CGT et de la FSU. D'autres rassemblements auront également lieu dans plusieurs villes de province. 

La veille, une manifestation contre les violences policières en lien avec l'affaire Théo a donné lieu à des débordements dans la soirée à Rouen, les forces de l'ordre procédant à huit interpellations, a-t-on appris auprès de la préfecture. Quelque 150 personnes, selon la police, principalement des jeunes, s'étaient rassemblées vers 18H00 sur la rive gauche de la ville, à la station Saint-Sever du métro-tram.

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Le calme est revenu vers 19H45

Quelques prises de parole de militants d'extrême gauche, peu écoutés, dénonçant les violences policières mais appelant aussi à un rassemblement pacifique, ont eu lieu. Puis rapidement plusieurs dizaines de personnes ont couru en direction de cordons de CRS à plusieurs centaines de mètres de là, pour aller les provoquer. Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

«Le calme est revenu vers 19H45. Il y a eu trois abribus détruits, quelques feux de poubelles et la police a procédé à 8 interpellations», a indiqué le secrétaire général de la préfecture Yvan Cordier. «La situation a été rétablie avec plus de facilité que la fois dernière», a-t-il commenté.

Une manifestation à Nantes sans incident

Une manifestation a également eu lien à Nantes, sans incident. Environ 250 personnes étaient présents, selon la préfecture de Loire-Atlantique. Le cortège s'est ébranlé vers 19h45 de la place du Commerce, une place centrale de Nantes, aux cris de «Nantes, Aulnay, solidarité», «Pas de justice, pas de paix» ou encore «Flics, violeurs, assassins».

Survolés par un hélicoptère de la gendarmerie, les manifestants ont défilé pendant une heure derrière une banderole proclamant: «Mais qui nous protège de la police?», empruntant les voies du tramway, puis les grands axes du centre-ville, avant de déambuler dans les ruelles du quartier historique de Nantes.