Cette fois, Jawad Bendaoud souhaite « une bonne journée » à « monsieur le juge »

JUSTICE Alors qu’il avait « pété un câble » lors de sa précédente comparution, le logeur présumé des terroristes du 13-Novembre a été, ce jeudi, calme et courtois lors d’une audience à Bobigny (Seine-Saint-Denis)…

Vincent Vantighem

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Jawad Bendaoud, l'homme qui a logé les terroristes dans un appartement de Saint-Denis
Jawad Bendaoud, l'homme qui a logé les terroristes dans un appartement de Saint-Denis — BFMTV / AFP

Au tribunal correctionnel de Bobigny, 

Les policiers surarmés n’étaient pas là par hasard… Alors que les journalistes judiciaires attendaient le procès du restaurateur de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) jugé pour « discrimination », quelle ne fut pas leur surprise de voir d’abord Jawad Bendaoud faire son apparition dans le box des prévenus de la 16e chambre correctionnelle du tribunal de Bobigny.

Logeur présumé de deux des terroristes du 13-Novembre, il comparaissait cette fois pour avoir mis le feu à sa cellule de la maison d’arrêt de Villepinte le 16 septembre. Supportant mal l’isolement total auquel il est contraint depuis son arrestation mouvementée sous les yeux des caméras, il avait incendié un drap pour tenter d’alerter sur sa situation, alors que les gardiens avaient découvert un téléphone portable dans sa cellule.

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Un nouveau procès le 18 mai

Constatant un retard dans la remise de sa convocation, le tribunal a décidé de renvoyer l’examen de ce dossier au 18 mai 2017. Une décision que Jawad Bendaoud a accepté bien volontiers. Après avoir décliné son identité, son adresse et sa situation conjugale –en concubinage avec deux enfants – il a indiqué qu’il voulait bien attendre avant de s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés, se fendant même d’un « Bonne journée, monsieur le juge » avant d’être rembarqué par les forces de l’ordre.

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Une attitude qui tranche avec celle du mois de janvier. Jugé dans ce même tribunal pour « trafic de stupéfiants », il était arrivé dans le box en traitant les policiers de « fils de pute », assurant que ceux-ci l’avaient frappé lors de son transport. Visé par une plainte pour ces faits-là aussi, il pourrait également devoir comparaître au tribunal de Bobigny dans les prochains mois pour en répondre.