Bonnenote.fr, le Uber des devoirs qui fait polémique

EDUCATION Moyennant finance, la plateforme met en relation des élèves du collège, du lycée et de l’université avec des rédacteurs extérieurs qui rédigent les devoirs des clients…

20 Minutes avec agence

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Un adolescent faisant ses devoirs à la maison.
Un adolescent faisant ses devoirs à la maison. — CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA

L’arrivée en France du site Bonnenote.fr, qui permet aux élèves de confier leurs devoirs à des rédacteurs extérieurs moyennant finance, fait monter au créneau les acteurs du monde de l’éducation.

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Entre 7,20 et 24 euros la page de travail

Le concept, inspiré de la plateforme britannique Ivory Research, dispense de travail personnel les adolescents qui peuvent dépenser entre 7,20 et 24 euros la page de travail, en fonction des délais accordés et du niveau du devoir, du collège au Master.

Le procédé est « scandaleux » et assimilable à « une marchandisation totale du système éducatif » pour la présidente de la fédération de parents d’élèves FCPE Liliana Moyano, citée par Le Parisien. Cité par BFMTV, le vice-président de l’association estime, lui, que Bonnenote.fr ne présente « aucun intérêt pédagogique ». Des accusations auxquelles une plateforme similaire, Faismesdevoirs.com, avait dû faire face en 2009 avant de cesser son activité après seulement trois jours d’existence.

Pas le droit de rendre ces devoirs à leur école ou leur université

Victor Der Megreditchian, le fondateur de Bonnenote.fr se défend de toute tricherie en expliquant que les clients ayant recours à ses services « n’ont pas le droit de rendre ces devoirs à leur école ou leur université ».

Ainsi, pour l’entrepreneur, le site met en relation des intervenants extérieurs avec des élèves demandeurs et se contente de fournir une aide sans plagiat à ces derniers. Et de donner également l’exemple des « parents qui aident leurs enfants dans leurs devoirs et qui veulent gagner du temps ».

« Le client est responsable de ses actes »

« Notre objectif est de leur donner l’exemple du devoir parfait, ensuite le client est responsable de ses actes », affirme encore Victor Der Megreditchian. Reste que le travail proposé par les rédacteurs via le site serait parfois éloigné de la perfection.

Un devoir de philosophie commandé sur Bonnenote.fr en guise de test par Le Parisien a en effet reçu une note de 8/20 lors de sa correction par un professeur.