Affaire Théo: L'IGPN ouvre une enquête préliminaire après de nouvelles accusations de violences visant l'un des policier mis en examen

JUSTICE Mohamed K. affirme avoir été passé à tabac lors de son interpellation par des policiers dont l’un a participé au viol présumé de Théo une semaine plus tard...

20 Minutes avec AFP
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French policemen stand guard at the Rose des Vents district also known as the Cite des 3000 (City of 3000) in Aulnay-sous-Bois, northeast of Paris on February 7, 2017. Angry French youths clashed with police and burned cars in a Paris suburb for a third night in a row on February 6, 2017 police sources said, amid simmering anger over the alleged rape of a local man during his arrest last week. A 22-year-old black youth worker named as Theo required major surgery after his arrest on February 2, 2017 when he claims a police officer sodomize
French policemen stand guard at the Rose des Vents district also known as the Cite des 3000 (City of 3000) in Aulnay-sous-Bois, northeast of Paris on February 7, 2017. Angry French youths clashed with police and burned cars in a Paris suburb for a third night in a row on February 6, 2017 police sources said, amid simmering anger over the alleged rape of a local man during his arrest last week. A 22-year-old black youth worker named as Theo required major surgery after his arrest on February 2, 2017 when he claims a police officer sodomize —

Nouveau rebondissement dans l’affaire Théo. Une enquête préliminaire a été ouverte ce mardi après de nouvelles accusations de violences visant un des policiers mis en examen pour l’interpellation brutale et le viol présumé du jeune homme le 2 février, à Aulnay-sous-Bois, a annoncé le parquet de Bobigny.

Cette enquête, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), devra « déterminer l’existence ou non de faits de violences volontaires commis par les fonctionnaires de police à l’occasion de l’interpellation, le 26 janvier 2017 d’une personne susceptible de vendre des stupéfiants », affirme le parquet dans un communiqué.

« Des accusations graves portées sur le même fonctionnaire »

Mohamed K. affirme avoir été passé à tabac lors de son interpellation par des policiers dont l’un a participé au viol présumé de Théo une semaine plus tard. Peu après la publication mardi matin de son témoignage dans L’Obs, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux avait annoncé la saisie administrative de l’IGPN.



« Ce sont des accusations graves portées sur le même fonctionnaire, qui méritent que l’on fasse évidemment toute la lumière », avait déclaré à l’AFP, le porte-parole du ministère Pierre-Henry Brandet.

« Je ne veux rien laisser passer mais je ne fais pas d’amalgame. Quand il y a des comportements qui doivent être sanctionnés, ils le sont », a dit Bruno Le Roux en déplacement à Sarcelles (Val-d’Oise).

Mohamed K. a raconté à l’hebdomadaire qu’un contrôle d’identité, impliquant « le même (policier) que celui qui a pénétré Théo avec sa matraque, tout le monde l’appelle "Barbe rousse" », a dégénéré : coups de pied, de poing, insultes pendant 30 à 40 minutes, selon son récit.

Emmené au service médico-judiciaire de l’hôpital Jean-Verdier à Bondy pendant sa garde à vue pour « outrage et rébellion », il s’est vu délivrer cinq jours d’interruption temporaire de travail (ITT).