Attentat déjoué à Montpellier: Les trois suspects interpellés présentés à la justice

TERRORISME Parmi les personnes arrêtées vendredi dernier, figure une adolescente de 16 ans…

20 Minutes avec AFP
— 
L'immeuble où a eu lieu une partie de l'opération antiterroriste, à Montpellier (Hérault).
L'immeuble où a eu lieu une partie de l'opération antiterroriste, à Montpellier (Hérault). — N. Bonzom / Maxele Presse

Trois personnes, arrêtées dans l’Hérault et soupçonnées de projeter un attentat « imminent » en France, ont été déférées ce mardi afin d’être présentées à un juge. Les trois suspects ont été transférés au palais de justice à Paris et doivent être présentés à un magistrat antiterroriste dans la journée en vue d’une éventuelle mise en examen.

Ces trois personnes, deux hommes de 20 et 33 ans connus des services de renseignement et une jeune fille de 16 ans, ont été interpellées vendredi dans l’Hérault. Quelques dizaines de grammes de TATP, un explosif artisanal puissant mais très instable, ainsi que des composants et du matériel nécessaires pour confectionner des engins explosifs ont été retrouvés lors des perquisitions.

>> A lire aussi : L'un des suspects aurait projeté de frapper à Sète

L’enquête, ouverte depuis le 2 février, s’était accélérée jeudi dernier, lorsque les suspects ont acheté de l’acétone et de l’eau oxygénée, des composants du TATP, un explosif artisanal puissant mais très instable. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 8 février, dans laquelle l’adolescente de 16 ans, convertie à l’islam, prêtait allégeance à l’EI, a également motivé les services antiterroristes à agir rapidement. Elle avait exprimé la volonté de partir en zone irako-syrienne ou de frapper la France.

Qui sont ces trois suspects ?

Le jeune homme de 20 ans, originaire des Ardennes, avait été assigné à résidence chez son père de décembre 2015 à décembre 2016, une mesure administrative prise dans le cadre de l’état d’urgence post-attentats du 13 novembre 2015, en raison d’une tentative de départ avortée vers la zone irako-syrienne.

>> A lire aussi : Ce que l'on sait des trois personnes encore en garde à vue

Il avait fait la connaissance de l’adolescente de 16 ans sur les réseaux sociaux, où les deux jeunes gens avaient exprimé leur intention de se marier religieusement. Les enquêteurs soupçonnent le jeune homme d’avoir voulu commettre une action kamikaze en France tandis que sa compagne devait gagner la zone irako-syrienne juste avant l’attentat.

Le troisième suspect, un père de deux enfants prénommé Malik, âgé de 33 ans et connu des services pour radicalisation, est soupçonné de leur avoir apporté « un soutien », a indiqué la source proche de l’enquête sans plus de précision.