Attentat déjoué à Montpellier: Trois suspects toujours en garde à vue

TERRORISME Les gardes à vue ont été prolongées ce samedi pour trois des quatre suspects et peuvent durer jusqu’à 96 heures...

B.D. avec AFP
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L'immeuble où a eu lieu une partie de l'opération antiterroriste, à Montpellier (Hérault).
L'immeuble où a eu lieu une partie de l'opération antiterroriste, à Montpellier (Hérault). — N. Bonzom / Maxele Presse

Trois personnes, dont une adolescente de 16 ans, arrêtées dans l’Hérault et soupçonnées de projeter un attentat « imminent » en France, étaient toujours en garde à vue ce samedi, a-t-on appris de source judiciaire. En revanche, un quatrième suspect, un jeune homme âgé de 26 ans, a été relâché samedi, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Les gardes à vue des trois autres suspects, interpellés vendredi matin dans la région de Montpellier, ont été prolongées samedi matin et peuvent durer jusqu’à 96 heures.

Selon le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, ce nouveau coup de filet antiterroriste « a permis de déjouer un projet d’attentat imminent sur le sol français », alors que le pays est confronté à une menace djihadiste sans précédent depuis plus de deux ans. « Les enquêteurs pensent qu’un passage à l’acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment », a indiqué de son côté une source proche du dossier.

Identifiés sur les réseaux sociaux

Les suspects sont une jeune fille de 16 ans et trois hommes âgés de 20 et 33 ans, dont le plus jeune pourrait avoir voulu mourir en kamikaze. Certains avaient été identifiés sur les réseaux sociaux, notamment sur la messagerie cryptée Telegram, très prisée des djihadistes.

Ce moyen de communication a notamment été utilisé par Rachid Kassim, djihadiste français soupçonné d’avoir téléguidé plusieurs attentats en France et qui a vraisemblablement été tué cette semaine en Irak lors d’un bombardement de la coalition contre l’organisation Etat islamique (EI).

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L’enquête, ouverte depuis le 2 février, s’est accélérée jeudi, lorsque des suspects ont acheté de l’acétone et de l’eau oxygénée, des composants du TATP, un explosif artisanal puissant mais très instable. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 8 février, dans laquelle l’adolescente de 16 ans, convertie à l’islam, prêtait allégeance à l’EI, a également motivé les services antiterroristes à agir rapidement. Elle avait exprimé la volonté de partir en zone irako-syrienne ou de frapper la France.

Ces arrestations sont intervenues une semaine après l’attaque à la machette de militaires au Carrousel du Louvre à Paris, pour laquelle un Egyptien de 29 ans a été mis en examen vendredi pour tentatives d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste.