Militaires attaqués au Louvre: Le suspect n'a montré aucun signe de radicalisation, selon son père

TERRORISME Reda El-Hamahmy est un général de police à la retraite...

20 Minutes avec AFP
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Des policier près du musée du Louvre, à Paris, le 3 février 2017.
Des policier près du musée du Louvre, à Paris, le 3 février 2017. — Cedric Corroy

«C'est un garçon simple. Nous l'aimons tous. Je peux vous montrer des photos sur lesquelles il ne portait pas la barbe», signe distinctif des djihadistes. Le père d'un Egyptien soupçonné d'avoir attaqué à la machette des militaires au musée du Louvre à Paris a déclaré samedi à l'AFP que son fils n'avait montré aucun signe de radicalisation et n'avait plus donné de ses nouvelles depuis vendredi.

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Reda El-Hamahmy, un général de police à la retraite, a déclaré penser que l'assaillant blessé dans l'attaque vendredi était son fils, Abdallah El-Hamahmy, alors que les enquêteurs tentent toujours d'établir formellement l'identité de l'assaillant. Selon son père, Abdallah El-Hamahmy travaille comme directeur commercial à Charjah, aux Emirats arabes unis, et «s'était rendu en voyage d'affaires (à Paris). Et à la fin, il est parti visiter le musée (du Louvre). Il était censé partir samedi».

 

«La version du gouvernement français n'est pas logique»

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a déclaré qu'un Egyptien de 29 ans était soupçonné d'être l'auteur de l'attaque à l'entrée du Louvre. L'homme armé de deux machettes a attaqué quatre militaires, blessant légèrement l'un d'eux à l'entrée de la galerie du Carrousel du Louvre, avant d'être grièvement blessé au ventre par le tir d'un des soldats. L'assaillant présumé, résidant aux Emirats arabes unis, était entré en France avec un visa touristique le 26 janvier par un vol en provenance de Dubaï, selon François Molins. Le président français François Hollande a parlé d'«un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute».

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«La version du gouvernement français n'est pas logique. Il fait 1m65 et il a attaqué quatre gardes? Et au bout du compte, ils n'ont rien trouvé dans ses sacs», a dit le père du suspect. «La sécurité nationale (la police) est venue hier (vendredi) pour obtenir des informations sur lui, et je leur ai dit ce que je sais», a-t-il ajouté. Abdallah El-Hamahmy est marié et son épouse, enceinte, se trouve en Arabie saoudite avec leur fils de sept mois, selon le père du suspect.

D'éventuels complices?

Les enquêteurs français, qui s'interrogent sur l'aide d'éventuels complices, se penchent également sur des tweets postés en arabe sur le compte d'un utilisateur, Abdallah El Hamahmy, qui pourrait être l'assaillant du Louvre. Une dizaine de messages ont été postés quelques minutes avant l'attaque qui n'a pas été revendiquée.

Dans un message sur sa page Facebook, il parle des «frères en Syrie et (...) combattants». Dans un tweet, l'homme cite un verset du Coran qui promet le paradis à ceux qui sont tués en combattant pour Dieu. Dans un autre, il écrit: «pas de négociations, pas de compromis, fermeté et pas de retraite».

Un ami du suspect a dit penser que les tweets étaient bien de son compte. «Je le connais depuis qu'il est diplômé», a-t-il dit, précisant que Abdallah El-Hamahmy était parti pour les Emirats après avoir obtenu un diplôme de droit à l'université de Mansoura en Egypte. «Je n'avais pas fait attention à son compte Twitter, je l'ai lu après l'incident», a ajouté cet ami qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat. «C'était comme si c'était une personne différente. Comme si (le compte) avait été piraté».

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