Des militaires de l'opération Sentinelle ont été agressés au Carroussel du Louvre à Paris le 3 février 2017
Des militaires de l'opération Sentinelle ont été agressés au Carroussel du Louvre à Paris le 3 février 2017 — R. LESCURIEUX / 20 MINUTES

TERRORISME

VIDEO. Militaires attaqués au Louvre: L'auteur a crié «Allahou akbar», une autre interpellation... Que sait-on?

Un militaire a ouvert le feu ce vendredi à proximité du musée du Louvre à Paris sur un individu qui a fait irruption armé d’un couteau. C’est « visiblement une attaque à caractère terroriste », annonce le Premier ministre…

Des tirs ont été entendus au Louvre vers 10 heures. L’information a rapidement circulé puis été confirmée ce vendredi matin après l’intervention des militaires de l’opération Sentinelle. Un homme a agressé l’un d’eux avec une machette alors qu’il tentait d’entrer dans le Carrousel du Louvre, à Paris (1er arrondissement)20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait de cette agression de militaires dans la capitale.

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Que s’est-il passé à l’entrée du Carrousel du Louvre ? Un homme avec deux sacs à dos a voulu pénétrer dans le Carrousel du Louvre, espace qui permet d’accéder au musée et où se trouve une galerie commerciale. Quand les militaires lui ont demandé d’ouvrir ses sacs pour vérifier leur contenu, l’assaillant armé d’une machette les a agressés et a proféré des menaces, a indiqué Michel Cadot, le préfet de police de Paris.

Que sait-on de l’agresseur ? Selon une source policière rapportée par l’AFP, l’agresseur aurait crié « Allahou Akbar » lors de l’attaque. Il a d’abord été repoussé par un premier militaire qu’il a blessé au cuir chevelu. Un second militaire a alors tiré sur l’assaillant touché par cinq balles. Ce dernier est « grièvement blessé » et a été pris en charge par les pompiers. L’Express annonce que son pronostic vital est engagé, l’homme a été touché à l’abdomen par un tir.

Selon le site Franceinfo, le suspect de l’attaque est un Egyptien « inconnu des services de police ». Il serait arrivé en France fin janvier. LCI précise que l’homme est « âgé de 29 ans ». La chaîne d’info en continu poursuit : « Des analyses ADN et d’empreintes digitales sont toujours en cours cet après-midi pour confirmer son identité ».

« Visiblement, il s’agit d’une attaque à caractère terroriste », a commenté Bernard Cazeneuve, le Premier ministre.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a donné dans l’après-midi des nouvelles du militaire blessé : « Il va bien et rejoindra son unité ce soir. »

Pourquoi les militaires ont-ils tiré ? Après avoir essayé de maîtriser l’agresseur à mains nues, « le premier niveau de riposte » selon le porte-parole de l’opération Sentinelle en Ile-de-France, un militaire a fait feu, la « technique individuelle opérationnelle rapprochée » n’ayant pas permis de le contrôler.

Une deuxième interpellation ? D’après le ministère de l’Intérieur, un deuxième homme a été interpellé, ce vendredi matin. C’est au procureur de la République de « déterminer son implication », ajoute le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

L’homme a finalement été relâché.

Qu’en est-il de l’enquête ? Une enquête en flagrance a été ouverte par le parquet de Paris pour « tentatives d’assassinats aggravées en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle ». La section antiterroriste de la Brigade criminelle de la police judiciaire de Paris (SAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sont en charge de l’enquête.

Dans l’après-midi, une perquisition dans le 8e arrondissement, rue de Ponthieu, a été menée par la Brigade de recherche et d’intervention. Les forces de l’ordre n’ont trouvé ni armes, ni explosifs.

Les alentours du Louvre bloqués. Après l’attaque, l’accès à la place du Carrousel a été interdit via un cordon de sécurité déployer notamment au niveau du passage Richelieu. Le flot de voiture de la rue de Rivoli a été détourné. La station Palais Royal - Musée du Louvre (lignes 1 et 7) a été fermée. Peu avant midi, la circulation a été rouverte. Dans le musée, près de 250 personnes ont été confinées.