Attentats: Méadel veut rendre «obligatoire» la formation aux premiers secours

SECOURISME Un objectif pour les trois prochaines années...

L. Bras avec AFP

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La ministre Juliette Méadel devant l'hôtel de Matignon en décembre 2016. Lancer le diaporama
La ministre Juliette Méadel devant l'hôtel de Matignon en décembre 2016. — PDN/SIPA

La secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes Juliette Méadel a indiqué vouloir rendre « obligatoire » la formation aux soins de premiers secours, dont la maîtrise est « vitale » en cas d’attentat ou de catastrophe.

Apprendre à faire un massage cardiaque, à réagir en cas d’hémorragie ou encore faire du bouche-à-bouche… Autant de gestes qui peuvent sauver des vies en cas d’accident. Problème : très peu de Français y sont sensibilisés. c’est pourquoi Juliette Méadel, secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes veut rendre cette formation obligatoire.

« Il faudrait, dans les trois prochaines années, que tous les Français soient formés aux gestes qui sauvent », a déclaré la secrétaire d’État lors de l’inauguration du salon Secours expo à Paris dédié aux soins d’urgence, aux côtés du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux.

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« J’ai pris une circulaire pour que, dans la fonction publique, tous les personnels soient formés aux gestes qui sauvent. Dans le secteur privé, il faut voir comment cela peut s’intégrer dans la formation continue », a-t-elle dit.

La France loin derrrière les Danois et les Norvégiens

Plus de 100 000 personnes ont été entraînées aux soins de premiers secours en 2016, un niveau « historique », selon la ministre. « Mais il faut aller beaucoup plus vite. Tant que ce n’est pas obligatoire, ça restera insuffisant ».

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A peine 20 % des Français sont capables de pratiquer les gestes qui sauvent, selon le secrétariat d’État à l’Aide aux victimes. Par opposition, 95 % des Norvégiens et 80 % des Danois maîtrisent ces techniques élémentaires. Seul frein à cette mesure : le financement. Pour cela, la ministre veut « prévoir un système, une organisation », afin qu’un tel objectif soit atteint. La généralisation des formations est « un enjeu social et citoyen », un « enjeu démocratique », a déclaré la ministre, qui voit dans les gestes qui sauvent « une pratique de fraternité », « l’illustration d’une citoyenneté active ».

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