Affaire Penelope Fillon: L'ex-directeur de «La Revue des Deux Mondes» entendu comme témoin par les enquêteurs

JUSTICE « J’ai tout dit, je n’ai rien d’autre à ajouter », a-t-il déclaré à la sortie de son audition…

20 Minutes avec AFP

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Michel Crépu, l'ex-directeur de La Revue des Deux Mondes.
Michel Crépu, l'ex-directeur de La Revue des Deux Mondes. — GEOFFROY VAN DER HASSELT

L’autre volet du « Penelopegate » intéresse aussi les enquêteurs. L’ex-directeur de La Revue des Deux Mondes, Michel Crépu, a été entendu ce vendredi matin à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre, dans le cadre de l’enquête sur des soupçons d’emploi fictif de l’épouse de François Fillon.

Arrivé peu avant 10h, il n’a pas souhaité faire de commentaires : « J’ai tout dit, je n’ai rien d’autre à ajouter », a-t-il affirmé.

Christine Kelly également entendue

L’ex-membre du CSA Christine Kelly, auteure de la première biographie de François Fillon en 2007, est arrivée ce vendredi après-midi à Nanterre pour être entendue comme témoin. Elle est arrivée vers 14h45 dans les locaux de l’OCLCIFF de la police judiciaire, sans faire de commentaires, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’ancienne journaliste de LCI, a déclaré au Canard enchaîné qu’elle n’avait « jamais entendu dire que Mme Fillon travaillait », des déclarations qui lui ont valu selon elle des « menaces » et des « pressions » par téléphone d’une « équipe politique » qu’elle n’a pas nommée.

« Quand j’ai rencontré sa femme à l’automne 2007, elle ne travaillait pas. Elle était à la maison », a répété Christine Kelly à l’AFP jeudi, rappelant avoir « fait une enquête sur François Fillon et pas sur sa femme ».

5.000 euros brut par mois entre mai 2012 et décembre 2013

Mercredi, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire à la suite de révélations du Canard Enchaîné pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits ». Le journal satirique a notamment révélé que Penelope Fillon, sans profession connue, a été la collaboratrice parlementaire de son mari, candidat de la droite à la présidentielle, ce dont personne n’avait connaissance jusqu’à présent, y compris dans le milieu des collaborateurs du parti Les Républicains (LR).

L’enquête confiée à l’OCLCIFF vise également le chef d'« abus de biens sociaux » car, selon l’hebdomadaire satirique, Penelope Fillon a aussi été salariée, entre mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de Fimalac et ami de François Fillon. Elle touchait alors environ 5.000 euros brut par mois pour cet emploi.

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Elle « a bien signé deux ou peut-être trois notes de lecture », mais « à aucun moment […] je n’ai eu la moindre trace de ce qui pourrait ressembler à un travail de conseiller littéraire », a affirmé Michel Crépu, directeur à l’époque de la revue, dans les colonnes du Canard Enchaîné.