Corruption: La France reste 23e du classement établi par Transparency, mais avec une moins bonne note

CLASSEMENT Avec un score de 69/100, l’Hexagone perd des points par rapport à 2015…

H.B

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Illustration sur la corruption.
Illustration sur la corruption. — GILE MICHEL/SIPA

Comme chaque année, l’ONG Transparency International publie son classement mondial de la perception de la corruption dans 176 pays. Si la France demeure 23e du classement, sa note a été dégradée par rapport à 2015. Avec un score de 69/100, l’Hexagone a encore de nombreux progrès à faire pour tenter de se hisser dans le haut du classement occupé par la Nouvelle-Zélande et le Danemark.

Pourtant, « ces dernières années, la France a fait des progrès au niveau des lois et des institutions », explique Daniel Lebègue, président de Transparency France au micro de France Inter. «  Les lois de 2013 sur la transparence de la vie publique, sur la lutte contre la délinquance financière… il y a eu toute une série de textes qui vont dans le bon sens ».

Des sanctions contre Cahuzac, Guéant…

« Depuis quelques mois, la justice française a commencé à prononcer des sanctions lourdes : Jérôme Cahuzac, Claude Guéant… elle est devenue plus sévère - je ne suis pas sûr que nos concitoyens aient pris la mesure de cette évolution, mais cela va venir, au fil du temps », ajoute le président de Transparency France.

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Dans le bas du classement, on retrouve sans surprise la Somalie, le Soudan du Sud, la Corée du Nord et la Syrie.

Avertissement à Donald Trump

Transparency International observe également avec circonspection les débuts de Donald Trump, investi vendredi dernier : « Ses premiers pas ne sont pas prometteurs. Quand on voit (qu’il) a nommé son gendre (Jared Kushner) haut conseiller à la présidence, ça n’est pas bon signe », estime Finn Heinrich, directeur de recherche à Transparency International. Selon lui, « si Donald Trump tient sa promesse de combattre la corruption, je pense que les Etats-Unis » -- 16e l’an passé et 18e cette année -- « peuvent s’améliorer ». Mais, au vu de ses décisions, « nous craignons qu’il y ait une chute ».

D’une manière générale, l’ONG dresse un parallèle entre populisme et corruption. « Le populisme est le mauvais remède […] Les pays qui installent des dirigeants autocrates populistes (à leur tête) descendent vraiment dans le classement », note Finn Heinrich. L’ONG pointe à ce titre du doigt la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan, passée en un an du 66e au 75e rang, et la Hongrie du Premier ministre Viktor Orban, 57e cette année (50e en 2016).