DGSE: Un homme d'affaires accuse l’agence d’avoir voulu le racketter

JUSTICE Deux agents affirmant représenter l’Etat français auraient demandé au Franco-Suisse Alain Duménil de rembourser 15 millions d’euros pour éviter des «représailles»…

20 Minutes avec agences

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Un garde à l'entrée du siège de la DGSE, le 4 juin à 2015 à Paris
Un garde à l'entrée du siège de la DGSE, le 4 juin à 2015 à Paris — MARTIN BUREAU AFP

L’homme d’affaires franco-suisse Alain Duménil a porté plainte contre la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) le 17 janvier dernier à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Il l’accuse de « tentative d’extorsion » et de « détention et séquestration ».

L’homme accuse des agents de l’agence française, avec qui il est par ailleurs en conflit financier depuis plusieurs années, d’avoir voulu le racketter à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle en mars 2016. Le plaignant s’est également constitué partie civile.

15 millions d’euros à rembourser

Alain Duménil affirme qu’alors qu’il allait prendre un vol vers la Suisse, deux agents de la Police aux frontières (PAF) l’ont stoppé sur la passerelle d’embarquement pour l’informer qu’il avait été la cible d’une usurpation d’identité nécessitant sa venue au poste de police.

Une fois dans les locaux, l’homme d’affaires aurait été confronté à deux personnes disant représenter l’Etat français et indiquant qu’il devait rembourser 15 millions d’euros dus à la France depuis 2003 avant le 29 mars sous peine de « violentes représailles ».

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Un litige suite à un investissement financier

Deux millions d’euros d’intérêts seraient en effet venus s’ajouter à la somme initiale de 13 millions d’euros. Comme l’explique Le Monde, elle résulterait d’un litige entre Alain Duménil et la DGSE suite à un investissement financier effectué par cette dernière dans une entreprise dont l’homme d’affaires avait ensuite pris les rênes. Les placements s’étaient finalement soldés par une perte d’argent pour l’agence.

La DGSE n’a pas fait de commentaire officiel sur cette affaire. Mais lors de la première plainte déposée par le Franco-Suisse juste après les faits et classée sans suite, des agents de la PAF avaient confirmé que la DGSE leur avait demandé d’effectuer une « mise en relation » avec l’homme d’affaires.