Terrorisme: Le nombre de mineurs mis en examen quasiment multiplié par quatre en un an

TERRORISME Sept juges des enfants sur quinze ont spontanément accepté de se spécialiser dans le traitement de ces dossiers...

20 Minutes avec AFP

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Un jeune homme de 19 ans a été condamné dans l'Oise à un an de prison après avoir fait l'apologie du terrorisme sur Facebook. (Illustration)
Un jeune homme de 19 ans a été condamné dans l'Oise à un an de prison après avoir fait l'apologie du terrorisme sur Facebook. (Illustration) — A. Gelebart / 20 Minutes

Le chiffre a presque quadruplé en un an. Le nombre de mineurs mis en examen dans des dossiers terroristes en France est passé de 13 à 51, selon des chiffres communiqués ce lundi par le procureur de la République de Paris.

Il s’agit soit d’adolescents « partis dans le cadre d’une filière irako-syrienne pour y mener le djihad, soit de mineurs velléitaires qui, empêchés de partir, ont des projets d’action violente sur le territoire national », a détaillé le procureur François Molins lors de l’audience de rentrée du tribunal de grande instance de Paris.

Une dizaine d’entre eux sont poursuivis pour leur lien avec le djihadiste français Rachid Kassim qui, via la messagerie cryptée Telegram, les a incités depuis la zone irako-syrienne à passer à l’acte en France.

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1.236 personnes dans le viseur de la justice

« Face à cette évolution qui a véritablement émergé à l’été 2016, sept juges des enfants sur quinze ont spontanément accepté de se spécialiser dans le traitement de ces dossiers alors qu’aucun d’entre eux n’avait pu sérieusement envisager une telle perspective l’année précédente », a relevé Jean-Michel Hayat, président du tribunal de grande instance de Paris.

A ce jour, 1.236 personnes sont dans le viseur de la justice : 355 ont été mises en examen, dont 112 femmes, les autres sont recherchées et font l’objet de mandat d’arrêt ou de mandat de recherche.

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Face à ce qui est devenu « un véritable contentieux de masse », des réponses pénales rapides ont été mises en place comme la possibilité de comparution immédiate pour les affaires d’apologie et de consultation de sites jihadistes, a relevé François Molins.

Le procureur est aussi revenu sur « la menace du retour » des djihadistes français actuellement en zone irako-syrienne. « Daesh (acronyme en arabe du groupe Etat islamique) est affaibli ; ses combattants sont moins nombreux ; la zone qu’il occupe se rétrécit régulièrement. […] le jour viendra où nous devrons faire face au retour des survivants», a-t-il souligné, précisant que 693 Français -dont 288 femmes et 20 mineurs- sont identifiés à ce jour comme combattants dans les rangs de l’EI.